BIFFF 2014

BIFFF 2014 : Carnet de Bruxelles Jour 8

En ce début de deuxième semaine, 4 films étaient au programme

Le premier est Halley. Ca va être compliqué de parler de ce film car je n’ai vu que 40 minutes. Au BIFFF, même quand un film est nul, le public arrive à faire en sorte qu’on passe quand même un bon moment. Ici ce n’était pas le cas. Halley est un film d’une vacuité incroyable. Il ne se passe absolument rien. La mise en place est terriblement lente, on se demande où ça mène. C’est vraiment pénible à regarder. La mise en scène n’est pas mauvaise et propose certaines choses intéressantes mais à part ça, il n’y a rien à sauver. Le personnage principal, agent de sécurité d’une salle de sport à Mexico, a une maladie. Le réalisateur tente donc d’approfondir le thème de la maladie dans le cadre du christianisme. Seulement, ce n’est pas abouti du tout et ça ne mène à rien. Je vais donc m’arrêter là sur ce film car je n’ai pas vu la suite mais, d’après les échos d’autres spectateurs, j’ai bien fait d’écourter le supplice.

Extrait de Halley de (2014)
Extrait de Halley de Sebastian Hoffmann (2014)

Le second film était une bonne surprise par contre. Après l’excellent Cheap Thrills dimanche soir, le bon film du jour est un film américain. Il faut bien l’admettre, en terme de comédie loufoque et un peu gore, ils savent y faire. Au début, on a l’impression qu’on va voir un « bête » teen movie pas meilleur ni moins bon qu’un autre. Mais très vite, l’humour déboule à un rythme effréné et ça ne sera qu’une escalade jusqu’à la fin. Les réalisateurs Chris Siverston et Lucky McKee jouent avec les codes de plusieurs genres. Ils les utilisent pour mieux les démystifier et en rire. Une petite bouffée d’air bienvenue après le désastre qui l’a précédé.

Extrait de All Cheerleaders Die de (2014)
Extrait de All Cheerleaders Die de Chris Siverston et Lucky Mc Kee (2014)

Troisième film de la journée : Open Grave avec, en tête d’affiche, Sharlto Copley (District 9, Elysium, L’Agence Tous Risques). Réalisé par Gonzalo Lopez-Gallego, Open Grave raconte l’histoire de personnes qui se réveillent sans aucuns souvenirs. Et il y a plus agréable que de se réveiller dans une fosse pleine de cadavres sans pouvoir se rappeler de rien. Une idée pas forcément très originale mais dont le développement est suffisamment intéressant que pour tenir en haleine le spectateur. Les différents personnages doivent cohabiter et résoudre l’énigme qui les entoure. Un personnage en particulier, une asiatique muette, va retenir l’attention du spectateur car un mystère plane autour de lui. Qui est-il ? Comment ces gens sont-ils morts ? Autant de questions que le spectateur se pose, au même titre que les protagonistes de l’histoire. C’est un bon film, efficace qui devrait rencontrer son public, d’autant plus que le casting fait un très bon boulot, Sharlto Copley en tête.

Extrait de Open Grave de Gonzalo Lopez-Gallego (2014)
Extrait de Open Grave de Gonzalo Lopez-Gallego (2014)

Enfin, dernier film du jour, le très attendu (de ma part du moins) The 7th Floor (Septimo en version originale), thriller ibérico-argentin avec en tête d’affiche la star Ricardo Darin et la récompensée aux Goyas Belen Rueda. Imaginez que, tous les jours, vos enfants descendent les 7 étages de l’immeuble par les escaliers et que vous prenez l’ascenseur, le premier arrivé en bas a gagné. Imaginez maintenant qu’un jour vous arrivez en bas en premier et que vos enfants eux n’arrivent jamais en bas. Que faites-vous ? C’est ce que s’est demandé Patxi Amezcua et il a voulu en faire un film. Le film se suit facilement et l’intrigue est vraiment intéressante à suivre. Le problème c’est qu’il y a quelques incohérences et facilités scénaristiques qui font que l’impact du film sur le spectateur n’est pas aussi fort que ça aurait pu l’être. Malgré une mise en scène plutôt dynamique et correcte et un casting de classe mondiale, The 7th Floor rate l’occasion de marquer le genre du thriller. Cela reste toutefois un film correct mais les plus pointilleux lui trouveront beaucoup de failles.

Extrait de The 7th Floor de Patxi Amezcua (2014)
Extrait de The 7th Floor de Patxi Amezcua (2014)