BIFFF 2014

BIFFF 2014: Carnet de Bruxelles Jour 9

J – 5 avant la fin !

Cette neuvième journée a débuté assez tôt puisque j’avais mon interview avec Patxi Amezcua, le réalisateur de The 7th Floor. Vous pouvez d’ailleurs retrouver cette interview ici et mon avis sur le film ici.

L’après-midi était consacrée à la retranscription de cette interview et à la vision, en salle de presse, du film Ablations. On retrouve au casting de ce film Denis Ménochet, Florence Thomassin, Virginie Ledoyen, Philippe Nahon (que j’interviewe, pour ce film, vendredi) et Yolande Moreau. A noter que le scénario est signé par Benoit Delépine, connu pour ses films réalisés en duo avec Gustave Kervern. Le film raconte comment un homme se réveille sans souvenir de la soirée de la veille et avec un rein en moins. Le scénario est intéressant, bien mené et l’intrigue tient la route. Arnaud de Parscau a choisi de ne pas tout expliquer et se concentre uniquement sur certains aspects, ce qui fait qu’il ne s’éparpille pas et ne se perd pas dans son propos. Les acteurs sont vraiment bons, mention spéciale au couple détonnant formé par Philippe Nahon et Yolande Moreau.

Extrait d'Ablations d'Arnaud de Parscau (2014)
Extrait d’Ablations d’Arnaud de Parscau (2014)

Autre film, Control de Kenneth Bi. Le film prend place dans une ville futuriste mais réaliste, un homme reçoit un appel sur son portable. La personne au bout du fil le fait chanter et le héros, Mark, va devoir lui obéir au doigt et à l’œil s’il veut garder sa vie en ordre. La mise en scène est ambitieuse et l’intrigue, bien que complexe, plutôt efficace. Le tout est parfois un peu brouillon et ridicule ce qui gâche un peu le plaisir mais l’exercice est réussi pour Kenneth Bi qui signe un film inégal mais quand même intéressant.

Extrait de Control de Kenneth Bi (2014)
Extrait de Control de Kenneth Bi (2014)

Troisième film du jour, le très attendu des connaisseurs, The Profane Exhibit. Ce dernier est un film à sketchs en 12 parties dont 7 nous ont été présentées. Le film est dérangeant. Très dérangeant. Un sketch montre un père qui va violer sa fille dans sa cave, un autre montre quelques meurtres pas piqués des vers et encore un autre montre un fils qui veut se venger de son père qui le maltraité étant enfant. Bref, rien de très joyeux et surtout rien de très intéressant. C’et trash mais ça n’a aucun intérêt car il n’y a aucun fil conducteur. C’est de la violence gratuite sans aucune réflexion. C’est un film sans fond, sans réflexion, purement gratuit et à fortiori, totalement inutile.

Extrait de The Profane Exhibit (2014)
Extrait de The Profane Exhibit (2014)

Dernier film de la journée, Rigor Mortis. Ce n’était pas très emballant, assez plat ce qui, avec la fatigue, m’a amené à quitter la salle après une quarantaine de minutes. C’est un film très porté vers l’esthétisme et les beaux plans mais qui n’arrive pas, à passionner le spectateur. 40 minutes pour un démarrage, c’est long, très long.

Extrait de Rigor Mortis (2014)
Extrait de Rigor Mortis (2014)