BIFFF 2016, Festivals

BIFFF 2016 : Carnet de Bruxelles Jour 1

Welcooooome

pins.indd

Alors que Bruxelles était frappée par l’horreur, l’incertitude régnait sur l’un des plus importants festivals de cinéma fantastique d’Europe. Il a finalement lieu, pour le plus grand bonheur des afficionados. Pour ce premier jour, le programme était chargé. Ca a débuté par une vision de Jeruzalem (sortie française en DTV le 6 avril prochain).

Extrait de Jeruzalem de Doron et Yoav Paz (2016)
Extrait de Jeruzalem de Doron et Yoav Paz (2016)

Hardcore Henry se présente comme le premier long-métrage filmé comme à la première personne comme dans un jeu vidéo, Jeruzalem est une œuvre qui a été filmée au travers de Google Glass. L’idée est plus ou moins la même si ce n’est que les lunettes apportent des aspects sympathiques dus à leur connectivité. Passée l’introduction vieillotte de 5 minutes et essentielles à la présentation des événements, le film démarre. Enfin, démarre, c’est un grand mot… Pendant 45 minutes, on suit 2 américaines en trip à Jérusalem. Ce trip est l’occasion de changer les idées à l’une d’entre elles qui a perdu son frère dans un accident de voiture. Ensuite, des événements paranormaux surviennent et c’est la débandade totale. Le scénario était déjà d’une vacuité effarante mais, la suite n’est pas mieux, loin de là. Visuellement, ce n’est pas la joie non plus. On pourrait penser que ce système est une idée pour laisser place à la suggestion mais non, les monstres sont filmés et montrés totalement. Malheureusement, les effets ne fonctionnent jamais. Jamais le spectateur n’est effrayé ou surpris ce qui, à la base, est ce qui est recherché par les metteurs en scène. Pour le bon démarrage, on repassera.

Après un long-métrage israélien, place à un film français, Enragés. C’est un thriller de gangsters assez classique. Sans doute trop. C’est un bon téléfilm qui jouit d’un casting de renom : Guillaume Gouix, François Arnaud, Lambert Wilson, Virginie Ledoyen et … notre bien aimé Franck Gastambide (non, il ne s’est toujours pas amélioré). Tourné au Canada, le film se donne une certaine ambition visuelle et dans le style mais, ça reste mou du genou et parfois tape-à-l’œil. Ca se laisse regarder mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. La fin laissera les spectateurs sur une touche agréable, c’est déjà ça.

Extrait de Baskin de Can Evrenol (2015)
Extrait de Baskin de Can Evrenol (2015)

Ensuite, c’est un film turc qui a été présenté : Baskin. C’est difficile de parler de ce film tant c’est un mindfuck total. Très graphique, très gore, le film est loin d’être déplaisant mais laisse circonspect. Quand on sort de là, on se demande ce que l’on vient de voir. Dans la Turquie profonde, des policiers sont témoins d’événements bizarres. Ils sont appelés en renfort par des collègues et, chemin faisant, plusieurs embûches surviennent. C’est un film d’horreur psychologique habile mais qui risque de perdre le spectateur. Restent les séquences gores et jouissives mais qui ne suffisent pas à sauver l’ensemble malgré tout.

La soirée était déjà bien entamée quand Yakuza Apocalypse de Takeshi Miike a démarré. Nous vous avons déjà parlé du film lors de sa projection à l’Etrange Festival. Miike présente des yakuzas à la sauce vampires. Si l’idée est louable, il y a malheureusement un déséquilibre qui crée des problèmes de rythme et fait que l’ensemble est très inégal. Il y a des séquences absolument superbes, hilarantes, absurdes mais d’autres, trop bavardes, ne peuvent empêcher l’ennui de se pointer.

Enfin, la journée s’est clôturée par un bon petit midnight movie : Pandemic. Qui dit midnight movie dit zombies. C’est en effet de cela qu’il s’agit. Une épidémie mondiale s’est propagée et, la recherche de survivants est compliquée. Une équipe se lance dans une mission de sauvetage. Au casting : Rachel Nichols (Continuum), Alfie Allen (Game of Thrones), Missi Pyle (Gone Girl), Mekhi Phifer (la saga Divergente) et Paul Guilfoyle ( la série C.S.I.). Ca donne un film avec un point de vue intéressant. Bon, les effets spéciaux font très cheap mais, le tout fonctionne super bien et est très prenant. Il fallait bien ça pour terminer la première journée en beauté.

Extrait de Pandemic de John Suits (2016)
Extrait de Pandemic de John Suits (2016)