BIFFF 2016, Festivals

BIFFF 2016 : Carnet de Bruxelles Jour 8

Entre films, invités et bières

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Ce huitième jour de festival s’annonçait une fois encore comme éclectique avec, au programme, un film russe, un film espagnol, un américain et un indien.

Premier film du jour, Hardcore Henry, ce fameux film à la première personne. Le métrage qui, depuis un moment déjà, fait beaucoup parler de lui est malheureusement assez anecdotique et donne sérieusement le mal de mer. Le spectateur est plongé dans le film au même titre que le personnage principal. Perdu, il découvre ce qui se trame au fur et à mesure mais, n’aura jamais réellement de réponse satisfaisante à ses questions. La mise en scène n’est pas mauvaise et est même parfois originale mais, le procédé lasse rapidement. C’est difficile de se dire qu’on est devant un long-métrage tant cela ressemble plus à cinématique de jeu vidéo. Echanges de tirs, courses-poursuites, le film n’est pas avare en action mais, la lisibilité est fortement réduite ce qui amenuise l’effet recherché.

L’Espagne proposait ensuite le très bon The Corpse of Anna Fritz, un métrage qui parle de nécrophilie de manière assez frontale bien que, cela pourrait sembler trop soft pour certains. Le film est assez court ce qui est plutôt bien vu son concept assez ténu. Ils ont ainsi évité de l’étirer en longueur. Ce format court conserve toute l’intensité nécessaire à la réussite du film. Il y a beaucoup de bonnes idées mais elles ne sont jamais surprenantes. Le public a généralement une longueur d’avance sur les personnages. Malgré tout, c’est très prenant et le casting est impeccable. On passe un très bon moment. L’opinion différente d’une autre partie de l’équipe l’ayant découvert à l’Etrange Festival est à retrouver ici.

Green Room a pris la suite. Le film a déjà écumé les festivals et, vous pouvez d’ailleurs retrouver notre critique complète du film ici. Au BIFFF, il nous a enchanté de, Jérémy Saulnier montre après Blue Ruin qu’il est un réalisateur sur qui il faut compter.  La tension est palpable, c’est transgressif, intense, sombre, bien filmé, avec un très bon casting. Bref, ça fait mouche instantanément.

Enfin, c’est encore un film dont nous vous avons déjà parlé il y a plusieurs mois qui était à l’affiche, la fresque épique indienne Baahubali. Notre critique était hyper enthousiaste mais, ici, un peu moins. Le métrage, issu de la partie sud de l’Inde n’est pas bollywoodien mais, malheureusement, il en a certains prismes. Alors qu’on attendait un film à la Roaring Currents, film épique très sérieux, on a eu un film trop léger aux effets spéciaux indigestes et à la mise en scène tape-à-l’oeil. Certaines traditions du cinéma indien  sont trop déconcertantes. Il y a tout de même beaucoup de belles séquences mais, alors que l’attente était énorme, la déception l’est tout autant.