BIFFF 2016, Festivals

BIFFF 2016 : Carnet de Bruxelles Jours 9 & 10

Fatigue quand tu nous tiens

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Le festival touche presque à sa fin mais, on est toujours au poste. Au programme du jour : Darling, The Photographer et Tag de Sono Sion. La fatigue est là, c’est une des raisons qui fait que la longueur de ces carnets diminue de plus en plus, on ne va pas se mentir.

Le premier, Darling, nous a malheureusement énormément déçu. Il se veut gentiment transgressif et original mais, cette tentative passe plus pour de l’esbroufe et est inoffensive. L’ambiance est par contre vraiment bonne, le scénario sympathique et l’actrice principale excellente mais, cela aurait pu donner un bien meilleur court-métrage que long.

The Photographer est un métrage polonais qui se déroule en Russie qui a laissé beaucoup de monde sur le côté. Il a beaucoup d’intrigues avec de nombreux personnages ce qui n’est pas toujours évident à suivre. Le rythme n’aide pas toujours non plus. Ce thriller n’est pourtant pas mauvais mais, il nous a perdu.

Enfin, nous avions une nouvelle fois rendez-vous avec le japonais Sono Sion. Pour rappel, nous lui avons consacré un portrait que vous pouvez retrouver ici. Son film, Tag, a également deux mini-critiques déjà disponibles sur le site. C’est un film complètement barré qui démarre sur les chapeaux de roues. C’est gore, complètement jouissif et totalement dingue. A se demander les substances que prend le metteur en scène nippon. Beaucoup de monde risque de passer à côté du métrage mais, si vous êtes un amateur du sieur Sion, vous serez ravi par Tag qui est dans le haut du panier des films qu’il a réalisés en 2015 (et il en a fait au moins 4-5). Bref, c’est une expérience déstabilisante que de voir ce Tag mais, cela vaut certainement la peine si les conditions de vision sont réunies.

Le lendemain fut une journée ultra chargé avec, les courts-métrages du CollectIFFF, une projo presse hors BIFFF et trois films au festival. Les courts-métrages, réalisés par des membres de l’organisation du BIFFF et des personnes de l’entourage étaient un grand moment de rire et de dégoût. Des seins, de la violence, du caca, du vomi, la totale !

Premier film de la journée, The Piper, métrage coréen qui reprend la légende du joueur de flûte de Hamelin. Tout le monde connait ce récit qui est ici revisité et prend une toute autre ampleur. C’est intelligent, efficace, superbement réalisé. Le scénario est parfois prévisible mais il fonctionne très bien malgré tout. Les effets spéciaux sont crédibles, les acteurs sont vraiment excellents bref, c’est une jolie surprise qui en surprendra plus d’un.

Le second film est également coréen puisqu’il s’agit de The Priests. Tout le monde ne le sait pas forcément mais, le catholicisme est une religion fortement implantée en Corée du Sud. Il est donc question d’exorcisme à la sauce coréenne. Le film ne propose rien de foncièrement neuf mais, ce qu’il propose et fait, il le fait bien. La scène d’exorcisme est particulièrement prenante et change un peu de ce que l’on pet voir habituellement. En tout cas, c’est intéressant de voir la religion catholique du point de vue coréen.

Enfin, place à un film venu d’Allemagne : ABC of Superheroes, un midnight movie qui sent bon l’amateurisme. Le manque de budget se voit à peu près dans tous les plans. C’est plus que de l’amateurisme mais c’est totalement assumé. Après, difficile de se dire si on rit de ce qu’il y a du film ou si on rit du film.  . Le concept, osé et joliment barré est rapidement compris, fait vite son effet mais ça lasse après un certain temps. Un bon moment à voir en festival mais, c’est certain que ça ne plaira pas à tous.