BIFFF 2017, Festivals

BIFFF 2017 : Carnet de Bruxelles Jours 6 & 7

L’horreur arrive

Après beaucoup de thrillers et de quelques séries B, place maintenant à des films de genre purs et durs mais aussi une petite surprise, un ovni très rafraîchissant.

Saving Sally

Thibault : Venu des Philippines, ce film a mis plus de 12 ans à voir le jour. C’est une histoire d’amour tout ce qu’il y a de plus basique mais, son exécution est bluffante. Il s’agit d’un mix entre des acteurs et des décors en animation. Le procédé fonctionne parfaitement et confère au film une ambiance très particulère qui fait que l’on s’en prenne d’affection très rapidement. Ce n’est pas du fantastique brut mais il y a quelques éléments qui s’inscrivent bien dans la dynamique voulue par son réalisateur, Avid Liongoren.

Safe Neighborhood

Thibault : Alors que ses parents partent en soirée, Luke, 13 ans, reste chez lui, gardé par sa babysitter Ashley dont il est éperdument amoureux. Il va tout mettre en œuvre pour qu’elle cède à ses avances mais, son ami Garrett va s’incruster et, les choses vont dégénérer quelque peu. On tient là un grand moment du festival, tant pour l’ambiance lors de la séance que la générosité en comédie et moments de tension. L’histoire fonctionne très bien, est très prenante et réserve son lot de rebondissements. Cependant, comme c’est américain et que le film désire probablement avoir une audience assez large, c’est tout de même trop aseptisé. On aurait aimé voir plus d’hémoglobine. En tout cas, le casting est très sympathique puisqu’on retrouve le jeune Levi Miller, vu dans Pan, qui incarne Luke, Dacre Montgomery, actuellement à l’affiche de Power Rangers (il tient un des rôles principaux, le Power Ranger rouge) mais aussi le duo de The Visit, Olivia DeJonge et Ed Oxenbould dans les rôles d’Ashley et Garrett.

The Bride

Thibault : Ce film venu de Russie parle de traditions matrimoniales ancestrales un peu douteuses et glauques. Dans une famille, on aime garder l’âme de l’arrière grand-mère intacte. Mais pour cela, il faut des corps jeunes et frais. L’idée de base est vraiment intéressante et brasse dans plusieurs genres. C’est peut-être l’un de ses défauts aussi car, finalement, le film ne propose rien de neuf. Il reste tout de même efficace, grâce à sa mise en scène inspirée et son casting. Il ne fera pas date mais aura le mérite d’avoir tenté quelque chose.

We Go On

Thibault : Venu des Etats-Unis, ce film parle de peurs et, surtout, celle de mourir. Un homme ayant eu un accident de voiture a cette peur de mourir et décide de passer une annonce dans un journal. Il offrira 30 000$ à la personne qui pourra lui prouver qu’il y a une vie après la mort. Si l’idée de base n’est pas mauvaise, elle est trop mal exploitée. Les acteurs ne sont, en plus, pas toujours au top ce qui n’arrange rien. Au final, c’est cousu de fil blanc et sans grand intérêt, ce qui est d’autant plus dommage que le potentiel était là.

Spit’N Split

Thibault : Ce fut la première mondiale de ce film très attendu des spectateurs du BIFFF. En effet, son réalisateur, Jérôme Vandewattyne, est un ancien du Collectifff, ce regroupement de réalisateurs proposant un ensemble de courts-métrages au festival. Spit’N Split est un vrai faux-documentaire centré sur un groupe en tournée. Il y a du vrai et du faux, de la poésie, un peu de trash et ça donne un ovni très particulier pas désagréable du tout. Il n’y a pas d’élément véritablement fantastique mais, c’était une obligation que le film fasse sa première au festival.

Tunnel

Thibault : LE thriller coréen tant attendu est enfin là. Enfin, c’est plutôt un film catastrophe voire un survival mais, sa réputation n’est pas usurpée, Tunnel tient toutes ses promesses. Vous pouvez retrouver notre entretien avec son réalisateur ici et une critique complète du film ici, une partie de la rédaction avait découvert le film au festival du film coréen de Paris. En tout cas, si vous aimez les films catastrophes et survival, Tunnel est fait pour vous. Tant la mise en scène que le casting est excellent. Il pourrait peut-être faire quelques minutes de moins mais, vraiment pas grand chose et, c’est vraiment pour chipoter qu’on peut citer cet éventuel défaut.