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Critique : Alvin et les Chipmunks 3, de Mike Mitchell

Troisième aventure au cinéma pour cette franchise remuante qu’est Alvin et les Chipmunks. Cette fois-ci, on quitte la tristesse grisâtre du centre-ville pour filer en croisière pour de l’exotisme assuré !

 

Affiche du film Alvin et les Chipmunks 3, de Mike Mitchell
Affiche du film Alvin et les Chipmunks 3, de Mike Mitchell

 

En vacances sur un bateau de croisière, Alvin, Simon, Théodore et les Chipettes font les 400 coups. Mais leurs bêtises vont les faire échouer tous les six sur une île paradisiaque, à première vue déserte. Pendant que Dave essaie désespérément de les retrouver, une autre naufragée, Zoé, bien plus audacieuse et givrée que les Chipmunks, va les entrainer dans leur première grande aventure : un nouveau territoire, de nouveaux défis et de grosses frayeurs vont révéler les vrais caractères de nos chanteurs hors pairs préférés.

 

 

Le premier opus d’Alvin et les Chipmunks avait un charme fou. On se prenait d’affection pour ces écureuils, qui se retrouvent par hasard à devenir des animaux domestiques pas comme les autres. Ils étaient trois au départ : Alvin, le leader casse-cou et un brin chambreur, Simon l’intello à lunette, et Theodore, le petit mignon tout gros tout plein. Forcément, le trio amuse, touche, et surtout fait danser. Car leurs petites forces, c’est d’être de véritables mélomanes, capables d’improviser sur tout et n’importe quoi. Il y a donc une suite directe au premier épisode, où le méchant Ian voulait absolument en faire des stars commerciale, au détriment de l’être humain, et où vont apparaître nos chipettes, les équivalents féminins à nos écureuils chantants, histoire de ne pas faire de jaloux. Pour le troisième épisode, on retrouve tout ce beau monde. Les scénaristes (déjà responsables du deux… aïe) ont eu la bonne idée de faire voyager nos chipmunks. Pas de lieu géographique précis, l’action se passe juste sur un beau bateau de croisière, et ensuite sur une île. Et c’est Mike Mitchell (Shrek 4) qui s’y colle.

 

Extrait du film Alvin et les Chipmunks 3
Extrait du film Alvin et les Chipmunks 3

 

Un peu de piment, des gags en cascade, mais sur le fond, Alvin et les Chipmunks n’a pas plus d’originalité. Partir en vacances est le bon moyen de cacher des limites scénaristiques et des ficelles énormes. Pourtant quelques idées traversent le film : faire prendre des responsabilités à Alvin, transformer Simon en Simone le brave de la jungle. Pour le reste, pas franchement de changement. La fameuse critique du star-system (« si tu n’as pas signé Justin Bieber tu as raté ta vie ») est gâchée par un usage abusif d’une bande-son justement commerciale à base de Lady Gaga, LMFAO, Rihanna, et même la renaissance d’un Destiny’s Child. Et c’est là que l’on également tout l’écart de classe qu’il y a entre ce film et Happy Feet, autre film pour enfants qui fonctionne sur le même principe. Peut encore nous rester des clins d’œil toujours amusants, que ce soit ceux faits à d’autres films d’humains abandonnés sur une île (Seul au monde, L’île de Nim) ou encore au Seigneur des Anneaux et Titanic. La seule certitude : ce troisième opus n’aura pas le succès des deux premiers, et surtout les 360 millions de dollars du premier.

 

L’avis : Si Alvin et les Chipmunks 3 reste amusant et toujours mignon, il n’en demeure pas moins que la saga s’essouffle et montre quelques gros errements dans le scénario. Il est temps d’arrêter.