Action, Critiques de films

Critique : American Assassin de Michael Cuesta

Loup dangereux

Nouvelle recrue d’une équipe d’élite officiant pour le contre-espionnage américain, Mitch Rapp va suivre un rude entraînement mené par Stan Hurley, formateur légendaire de la CIA. Face à une vague d’attaques terroristes sans précédent à travers le monde, les deux hommes vont devoir s’attaquer à Ghost, un individu aussi dangereux qu’insaisissable, ayant pour intention de déclencher une guerre nucléaire.

Alors qu’il avait été blessé lors du tournage du troisième volet de la saga Le Labyrinthe, Dylan O’Brien fait petit à petit son retour. Après Deepwater Horizon l’an dernier, le voici désormais à l’affiche d’American Assassin, face à un autre revenant, Taylor Kitsch, qu’on n’avait plus vu sur nos écrans (et encore, c’était en télé) depuis la deuxième saison de True Detective.

Ce retour est opéré dans un thriller d’action tout ce qu’il y a de plus classique mais qui commence de façon hyper réaliste. A tel point que cela pourrait mettre sérieusement mal à l’aise les spectateurs. Sur une plage espagnole, des touristes se font sauvagement attaquer par des terroristes. Parmi les victimes, il y a la tout juste fiancée de Mitch Rapp qui, à partir de ce moment là, va tout mettre en œuvre pour se venger des responsables.

La thématique principale du film est la vengeance. A la base, il y a cet esprit qui hante Mitch et qui va le mener aux actions qui vont déboucher sur sa collaboration avec la CIA. Une fois la mission avec la CIA déclenchée, on remarque que leur ennemi est un ancien de la maison qui, lui aussi, veut se venger de son ancien instructeur, l’actuel instructeur de Mitch. La boucle est bouclée. Malheureusement, comme souvent avec ce genre de film, tout est cousu de fil blanc. Tout se voit à des kilomètres. Cela n’empêche pas de prendre du plaisir car, c’est généreux en action mais bon, ce n’est quand même pas la folie.

La mise en scène est passable, tout à fait classique. Il n’y a que la scène d’ouverture qui est vraiment saisissante, c’est la grande réussite du film. Pour le reste, c’est correct sans plus. Il y a tout de même des moments lors desquels le film est plus fragile. L’intrigue s’enlise quelque peu, le montage est plan-plan, la mise en scène molle. C’est surtout vrai pour la partie romaine du film, un peu avant la fin. Après ça, cela repart niveau énergie et dynamique mais d’autres problèmes s’ajoutent, notamment au niveau de la crédibilité. Ce n’est pas ce que l’on cherche en premier lieu avec ce type de film mais, tout de même.

Dylan O’Brien retrouve les premiers rôles et, il faut dire que, pour un rôle de cette taille, il s’en sort plutôt bien. Son rôle dans Le Labyrinthe est déjà physique, autant dire que celui-ci n’a pas vraiment posé de problème. Dans le rôle de l’instructeur, on retrouve Michael Keaton qui s’est fait une nouvelle santé depuis Birdman et également Taylor Kitsch qui avait un peu disparu. Chacun est bien dans son rôle et tant mieux.

Dans l’ensemble, American Assassin ne réserve aucune surprise, bien au contraire. Ce n’est pas toujours super bien fait mais, bizarrement, cela fonctionne bien et les spectateurs prendront du plaisir, notamment grâce à une équipe de comédiens qui apporte l’énergie nécessaire.