Animation, Critiques de films

Critique : Baby Boss de Tom McGrath

Qui est le chef à la maison ?

C’est toujours un choc de voir ses parents rentrer à la maison avec un bébé dans les bras – surtout quand il porte une cravate, qu’il se balade avec un attaché-case et qu’il a la voix d’un quinquagénaire ! Si Tim, 7 ans, ne voit pas d’un très bon œil ce «Baby Boss» débarquer chez lui, il découvre qu’il a en réalité affaire à un espion et que lui seul peut l’aider à accomplir sa mission ultra secrète… Car Baby Boss se prépare à un affrontement titanesque entre les bébés et…. les toutous, charmants petits chiots qui vont bientôt être vendus pour remplacer les bébés dans le cœur des parents !

Le nom de Tom McGrath vous est peut-être inconnu mais c’est à lui que l’on doit certains des récents succès de Dreamworks. Il y a la trilogie Madagascar ou encore Megamind, excusez du peu. Cinq ans après son dernier film et des participations à d’autres films d’animation pour faire des voix, il revient avec une comédie qui a pour sujet un bébé qui fait la loi chez lui. Baby Boss. C’est le titre du film mais aussi du personnage du bébé. C’est plutôt un adulte dans un corps de bébé. Ou un bébé avec les facultés intellectuelles d’un adulte (pas tous les adultes mais ça c’est un autre débat), c’est selon.

Dans Baby Boss, il est question d’une lutte entre bébés et chiots. Ces derniers reçoivent de plus en plus d’affection, au détriment des derniers. Les bébés désirent donc rétablir l’ordre établi afin que leur pérennité soit assurée. Le Baby Boss débarque donc dans une famille dont les parents travaillent pour une entreprise qui vend des chiots afin de saboter leur plan. Mais Tim, le premier enfant du couple, a du mal avec l’arrivée de cet étranger qui accapare l’attention de ses parents. Cependant, quelque chose va les rapprocher.

La trame est simple et efficace. Elle a surtout l’intelligence de transposer le monde des bébés avec le monde entrepreneurial. L’endroit d’où viennent les bébés, là-haut, est monté comme une entreprise avec des objectifs, des employés, des patrons,… C’est vraiment bien vu de la part des scénaristes d’avoir créé cela de cette manière car cela donne une dynamique intéressante. Et puis il y a ce contraste entre les bébés et le fait que certains aient les capacités intellectuelles d’un adulte. Le décalage fonctionne très bien et est sujet à plusieurs bonnes répliques.

Ce n’est pas certain que les plus jeunes réagissent de la même manière. L’absence de réaction des enfants présents lors de la même séance que l’auteur de ces lignes peut logiquement poser question. Est-ce que le film serait destiné à un public plus adulte ? Peut-être. Néanmoins, le métrage reste un divertissement bien ficelé dont les aventures des héros plaira à tous, petits et grands.

Les productions Dreamworks ont toujours été d’une bonne qualité, tant au niveau de l’animation, dans la lignée des films d’animation américains depuis presque vingt ans maintenant, que de la dramaturgie. Baby Boss ne fait pas exception à cet adage. Il devrait plaire à toutes les catégories d’âge. Les adultes ne passeront pas un mauvais moment, loin de là car, il y a suffisamment de blagues et de degrés de lecture que pour rendre le film plus que divertissant. Sa morale apportera réflexion et satisfaction et, c’est finalement tout ce que l’on demande à un film d’un tel acabit.