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Critique : Célibataire, Mode d’Emploi de Christian Ditter

Rom com, mode d’emploi. 

Célibataire, Mode d'Emploi de Christian Ditter (2016)
Affiche de Célibataire, Mode d’Emploi de Christian Ditter (2016)

Deux après Love, Rosie, l’allemand Christian Ditter est de retour avec une comédie romantique. Bien que celle-ci soit moins subtile que la précédente, le romantisme reste bel et bien présent. Mais l’est-il avec la manière ?

Il y a une bonne façon d’être célibataire, une mauvaise façon d’être célibataire, et puis… il y a Alice ! Et Robin. Lucy. Meg. Tom. David.  New York est plein de gens seuls qui recherchent l’âme sœur – que ce soit pour une histoire d’amour, une aventure d’un soir ou une relation à mi-chemin entre les deux… Et entre les flirts par SMS et les histoires sans lendemain, ces irréductibles au mariage ont tous besoin d’apprendre Comment se comporter en célibataire dans un monde où les définitions de l’amour ne cessent d’évoluer. Coucher à droite à gauche dans une ville en constante effervescence est plus excitant que jamais !

L’histoire, qui compte plusieurs arcs narratifs, essaie d’aborder différentes situations autour de l’amour, du célibat. Il y a la fille qui a toujours été en couple et désire être célibataire afin de se connaître (psychologie de comptoir bonjour), celle qui a toujours été célibataire et cherche désespérément le prince charmant sur des sites de rencontre et le gros frustré qui n’a que des conquêtes d’un soir et fait tout pour ne pas créer d’attaches. Bref, rien de foncièrement nouveau mais, de quoi développer des histoires intéressantes et variées, choses qui ne seront faites qu’à moitié. Certaines histoires sont trop clichés, d’autres auraient du être plus étoffées.

Extrait de Célibataire, Mode d'Emploi de Christian Ditter (2016)
Extrait de Célibataire, Mode d’Emploi de Christian Ditter (2016)

Comment souvent dans ce type de film, il y a toute une galerie de personnages. On n’est pas dans un film choral mais pas loin tout de même. Cela peut être un point fort comme cela peut souvent être un point faible aussi. Ici, c’est un peu entre les deux. Cela veut dire que, certains de ces personnages ont tout de même assez d’espace pour exister mais, d’autres sont un peu baclés. Le film aurait gagné en intérêt si l’un ou l’autre personnage avait été un peu plus développé. Toujours dans cette idée de film choral, il y a le casting. Le fait qu’il y ait plusieurs personnages autour du principal est une bonne chose car, ce fameux personnage principal, appelé Alice, est incarné par la piètre Dakota Johnson. Celle de 50 Nuances de Grey et que l’on retrouvera prochainement dans A Bigger Splash où elle ne joue pas vraiment mieux. Autant dire que ce n’est pas plus mal si elle est épaulée. Par contre, on ne voit pas assez la délicieuse Alison Brie qui incarne un personnage dont le traitement aurait mérité d’être approfondi.

Heureusement, il y a de l’humour. De manière générale, il est plutôt bien dosé. Pas très subtil et élaboré mais, cela passe. Là où ça bloque, c’est quand Rebel Wilson apparaît. Parce qu’elle, la subtilité, elle ne connaît pas du tout. Pas du tout. Cela vaut parfois l’une ou l’autre réplique bien sentie comme l’une mentionnant Gandalf et évoquant l’organe sexuel féminin. Efficace si l’on a les références nécessaires. Mais Rebel Wilson prend de la place. Trop de place. Il serait temps qu’elle fasse autre chose que le rôle de la grosse décomplexée.

Extrait de Célibataire, Mode d'Emploi de Christian Ditter (2016)
Extrait de Célibataire, Mode d’Emploi de Christian Ditter (2016)

Au niveau de la mise en scène, on repassera. Christian Ditter se contente de poser sa caméra et de faire des champs contre champs, rien de plus. Pas de quoi s’extasier et de piquer la curiosité des spectateurs quant à son avenir. C’est juste un faiseur dans la moyenne ce qui n’est sans doute déjà pas si mal que ça.

Célibataire, mode d’emploi est finalement une comédie romantique pas hyper originale et est très inoffensive. Il y a à boire et à manger, le film se obtenant la moyenne. Le casting n’est pas la force du film puisqu’on y retrouve deux comédiennes montrant déjà leur limite alors qu’elles sont loin d’être à la moitié de leur carrière mais, d’autres acteurs du film sont tout à fait corrects. Le scénario, plutôt inégal, a de bonnes intentions et réserve son lot de bons moments. Bref, rien de vraiment folichon mais rien de scandaleux non plus. C’est juste dans la moyenne (plus basse que haute on ne va pas se mentir).