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Critique : Death Note d’Adam Wingard

Destination Finale

Lycéen sans relief, Light reçoit un cadeau tombé du ciel : un carnet intitulé Death Note. Il rencontre également le Dieu de la mort, associé à cet étrange cahier. Celui-ci renferme un pouvoir morbide : la personne dont le nom y sera inscrit trouvera la mort.

Longtemps attendus, l’adaptation américaine du célèbre manga de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata, Death Note débarque enfin sur Netflix. A la manette, Adam Wingard, le fameux réalisateur de film d’horreur et bénéficiant d’une certaine réputation dans le milieu grâce à son V/H/S. Malgré tout le réalisateur n’a jamais réussi a confirmé ces derniers temps (avec son remake décevant de Blair Witch notamment) mais son nom reste assez vendeur. Avec Death Note, le réalisateur s’attaque a son plus gros morceau et son premier vrai gros budget. Il a la lourde tache de ne pas décevoir les fans du manga et attirer un nouveau public.

L’adaptation d’un manga est un gros risque. On se rappelle tous de Dragon Ball Evolution et son adaptation US totalement foireuse qui dénaturé totalement l’oeuvre originale. Pourtant Adam Wingard tente exactement le même parti pris. Celui de changer la nature de base des personnages ainsi que d’internationaliser l’action principal (il existe déjà des versions live actions japonaise de Death Note). Sauf que contrairement à Dragon Ball, Wingard insuffle une véritable énergie et envie à son film. Et les changements apporté aux différents protagonistes est assez bénéfique pour chacun et sert totalement le film. Mais soyez rassuré, toute la base du manga est bien présente dans le film!

Dès sa scène d’intro, Death Note nous saisi par son style de film d’horreur des années 80-90. L’ambiance banlieue américaine avec des ados et l’arrivée de l’élément fantastique nous ramène a un cinéma de genre qu’on apprécie et qui nous manque. Toute la première partie du film tourne d’ailleurs autour du slasher/horrifique. Les différentes mortes nous rappelleront directement Destination finale avec des morts aussi soudaines, successive et absurde. Grâce à Netflix, Windgard peut se permettre un peu de gore supplémentaire et c’est plutôt bien venu. cela apporte du style à son oeuvre !

Bien évidemment, difficile de parler de Death Note sans évoquer le Dieu de la mort Ryuk. C’est Willem Dafoe qui lui prête sa voix et c’est un véritable bonheur. On y retrouve un peu de Bouffon Vert dans Ryuk et c’est délicieux. La présence du Démon est d’ailleurs très faible dans le film. Windgard aimant joué la dessus, il ne le fait apparaître que dans l’ombre rendant ainsi le personnage terriblement efficace et malsain! Visuellement, c’est aussi une réussite et il ne devrait décevoir personne.

Avec Death Note, Adam Wingard mélange les genres cinématographiques. D’abord Slasher/Horreur, le film tourne de plus en plus vers le teenage movie et le film policier. La seconde partie est d’ailleurs principalement basé là dessus. Et il s’agit surement de l’unique défaut du film. En effet avec une durée d’1h40, tout va beaucoup trop vite et s’enchaîne rapidement. L’arrivée du personnage de L et l’enquête policière arrive trop soudainement et réussit à nous perdre d’un coup alors que l’installation du film était efficace. Malgré tout, Wingard arrive à nous garder dans son film grâce à son intrigue. L incarné par l’excellent Lakeith Stanfield (vu dans States of Grace et Get Out) est d’ailleurs un personnage remarquable et forme un détective tout à fait à la hauteur avec des mimiques assez fascinante et appréciable pour ce genre de personnage. Sa rivalité avec Light incarné par Nat Wolff (Nos étoiles contraires, La face cachée de Margo) donne lieu à un face à face réjouissant et divertissant. Le duo est bien évidemment rythmé par un troisième élément. Celui du personnage de Mia. Incarnée par Margaret Qualley (The Nice Guys), elle est celle qui s’en sort le mieux et fascine le plus dans le film. Par son personnage d’adolescente rebelle prête à tout, elle ira bien plus loin que Light dans l’utilisation de Death Note. C’est d’ailleurs dans cette relation entre Light et Mia que le film est a son meilleur grâce à des conflits moraux que traversent son personnage principal. Windgard saisi les problèmes et les fantasmes des adolescents de bien belle manière.

Dans son dernier acte, Wingard lâche tout et délivre un véritable moment jouissif de cinéma de divertissement. Entre course poursuite et climax dans une fête foraine et une grande roue avec une photographie sublime et de la couleur partout, on assiste à un final véritablement dantesque. Le tout est bien évidemment rythmé par une bande-son pop nous rappelant les années 80-90. C’est d’ailleurs la grande force d’Adam Wingard sur Death Note. Le réalisateur nous ressors un film ultra référencé de ces années là et nous permet de revivre un cinéma parfois perdu en réussissant a nous donner de véritables émotions.

L’adaptation du manga Death Note d’Adam Wingard est une réussite. Visuellement parfait, le film est un grand divertissement mash-up de genre comme on en fait que rarement et réussit a nous rappeler pourquoi on aime tant le cinéma. Si le film n’est pas exempt de défaut notamment dû à sa durée qui donne un ton trop rapide au film et enchaînant parfois un peu trop vite au niveau de l’histoire, on est satisfait et on en redemande encore plus!

 

  • OLIVIA

    merci ! merci ! j’ai vu cette nouveauté chez netflix mais le côté adaptation de manga me faisait un peu peur. maintenant je sais que je vais enchainer avec ça rapidement, d’autant que vous citez une de mes sagas fétiches Destination Finale.Je me REGALE avec les films d’horreur sur Neetflix !!!