A l'affiche, Biopic, Comédie, Critiques de films, Drame, Grid, Sorties France

Critique : Don’t worry, he won’t get far on foot de Gus Van Sant

La rédemption 

Même après avoir failli mourir dans un accident de la route lors d’une nuit de beuverie avec son ami Dexter, John Callahan n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne et un mentor charismatique, et se découvre alors un don inattendu… Il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…

Gus Van Sant, le réalisateur fétiche des étudiants en cinéma fait son retour avec Don’t Worry, he won’t get far on foot. Un biopic sur le dessinateur John Callahan. Cela faisait presque trente ans que Gus Van Sant voulait raconter cette histoire. Il voulait même Robin Williams pour le personnage, mais le film n’a pas réussi à se faire dans les années 90. Depuis John Callahan et Robin Williams sont tous les deux décédés et Gus Van Sant fini par sortir son biopic après des derniers films moyennement appréciés par les spectateurs et la critique. Il signe ici un biopic réussi et efficace. Pas du grand cinéma, mais une belle histoire.

Gus Van Sant signe un biopic assez classique sur la vie de Callahan. Ne vous attendez donc pas à grand chose, tant le film est formel. La mise en scène du réalisateur est simple, posée et sans grande ambition. Pourtant, grâce à l’humour du personnage principal, le film ne sombre pas dans le misérabilisme et aide ainsi à apprécier l’oeuvre.

On suit donc la vie de John Callahan, avant et après son accident. Les péchés humains qui l’ont menés à la chaise roulante et sa volonté de rédemption. Le tout grâce a des personnages secondaires qu’il va rencontrer tout au long de sa vie. Entre un gourou atteint du SIDA magnifiquement interprété par Jonah Hill toujours grandiose ainsi qu’une hôtesse de l’air ancienne auxiliaire de vie, incarnée par Rooney Mara. Malheureusement trop peu présente.

Joaquin Phoenix incarne donc John Callahn et comme à son habitude, il donne le maximum pour donner vie à son personnage. Présent sur tout les plans, l’acteur nous remplit d’émotion sans pour autant en faire trop.

Don’t worry, he won’t get far on foot n’est pas un grand film mais un biopic intéressant et efficace. On passe un agréable moment à découvrir la vie du caricaturiste John Callahan ainsi que son humour noir et ses fameux dessins. Un Gus Van Sant mineur certes, mais néanmoins réussi.