Critiques de films, Documentaire

Critique : Félins, de Keith Scholey et Alastair Fothergill

Dans la tradition du documentaire animalier grand public, Félins s’impose avec classe et charme.

 

 

Affiche du documentaire Félins, de Keith Scholey et Alastair Fothergill
Affiche du documentaire Félins, de Keith Scholey et Alastair Fothergill

 

 

En Afrique, au Kenya, dans l’une des régions les plus sauvages du monde, les animaux vivent libres et loin des hommes.
Au sud du fleuve qui divise ces magnifiques terres, règne le clan des lions mené par Fang. La lionne Layla y élève la jeune Mara. Entre chasse et liens familiaux puissants, c’est la vie d’une famille qui s’écrit. Au nord du fleuve, le lion Kali et ses quatre fils rêvent d’étendre leur territoire. Bientôt, les eaux seront assez basses pour que les maîtres du nord tentent leur chance au sud…
Dans cet environnement où chacun joue sa survie chaque jour, Sita, une splendide femelle guépard, tente d’élever seule ses petits. Au fil des saisons, tous ces destins vont se croiser à travers une histoire qui n’est ni inventée ni mise en scène, mais captée comme jamais auparavant, de sa bouleversante intimité à sa spectaculaire beauté.

 

 

Le documentaire animalier est un genre bien à part. Difficile de voir les différences entre un documentaire présentable sur une chaîne spécialisée (ARTE, France Télévisions ou Canal + en sont friands) et celui qui peut être diffusé au cinéma, comme le récent La Clé des Champs. Pour le cinéma, l’argument premier est de se vendre directement auprès du grand public familial, les enfants et leurs parents. Il faut attirer l’œil sur une histoire, sur des animaux fascinants et sur du grand spectacle. Pas d’esbroufe ou de sensationnalisme, mais juste une caméra pour capter des instantanés dans la nature sauvage. La force de Félins est de montre le rapport entre le monde animal (tournant ici principalement autour des puissants lions et guépards) et le monde humain. En confirmant la théorie Darwinienne et la loi du plus fort, les parallèles semblent assez évidents. La volonté de conquérir toujours plus, d’affirmer sa puissance, face à la solidarité du groupe ou la protection maternelle. Félins a donc une histoire à proposer, ce qui évite d’une façon assez efficace, toutes velléités de sieste.

 

Extrait du documentaire Félins (2012)
Extrait du documentaire Félins (2012)

 

Les images sont belles, les animaux attachants, le propos intéressant, et cela malgré des commentaires pédagogiques clairement destinés au très jeune public. Pas de quoi crier au chef-d’œuvre révolutionnant le genre, mais Félins capte une ambiance, notamment grâce à l’utilisation de la caméra numérique, et donne quelque chose à voir et à raconter. Et c’est sûrement bien là le principe premier d’un documentaire, et par conséquent de sa réussite.

 

L’avis : Petits et grands devraient apprécier ce documentaire animalier très réussi qui plonge le spectateur au beau milieu des chocs animaliers dans la Réserve nationale du Masaï Mara au Kenya, dépourvu de toutes interactions avec l’Homme.