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Critique : Fullmetal Alchemist de Fumihiko Sori

Fullmetal et la pierre philosophale

Au début du xxe siècle, dans un monde où l’alchimie est une activité extrêmement développée et respectée, deux frères, Edward (Ryōsuke Yamada (en)) et Alphonse Elric, tentent une technique secrète de transmutation humaine. L’expérience tourne cependant mal et Alphonse perd son corps tout entier tandis qu’Edward perd sa jambe gauche. Ce-dernier sacrifie alors son bras droit pour sauver l’âme de son frère en l’attachant à une armure de métal. Il reçoit ensuite des prothèses mécaniques appelées « automail » en remplacement de ses membres manquants.

Une fois accepté parmi les alchimistes d’État, il reçoit le surnom de Fullmetal Alchemist (« l’alchimiste d’acier »), et part en quête de la légendaire pierre philosophale avec son frère afin de réparer leurs corps.

L’adaptation de manga en film Live. Toujours quelque chose d’unique tant cela relève souvent de l’impossible et se transforme très vite en ridicule. Les japonais sont courant de ce genre d’adaptations mais la plupart des films ne dépassent jamais la frontière asiatique. Sinon les américains s’y essayent parfois avec un désastre assuré (Dragon Ball Evolution). C’est donc au tour du célèbre manga Fullmetal Alchemist de connaitre son adaptation cinématographique. Sorti en décembre dernier au Japon, le film a le droit a une distribution internationale sur Netflix.

D’une durée de 2h14, autant vous le dire, le film n’adapte pas les 27 tomes du mangas. Il s’agit plus d’un condensé qu’autre chose et il se consacre véritablement sur la quête de la pierre philosophale avec un combat contre trois homonculus.

La véritable force du film repose évidemment sur ces personnages et pour une fois difficile de ne pas s’y attacher. On se sent assez vite concerné par le destin de Ed et Al et le ton très humaniste du film réussit à nous émouvoir. Alors oui les fans hardcore du mangas râleront sur la performance des acteurs et des costumes digne de cosplay de luxe. Et probablement sur certains effets spéciaux. Mais rappelons que le film ne possède pas le budget d’un film comme Black Panther et que les CG sont mieux fait ici.

Malheureusement, le film peine à tenir sur la longue durée. Si les thèmes cher au manga sont bien présent, le rythme est bien trop inégale pour nous passionné. Après une intro réussi et une première scène d’action terriblement efficace, Fullmetal Alchemist nous endors à travers des long discours autour d’un dîner et une tarte aux pommes dans un train. Heureusement, l’apparition des antagonistes est efficace et les trois derniers quarts d’heures nous tiennent en haleine.

Blockbuster japonais dans toute sa splendeur, Fullmetal Alchemist reprend les codes du genre et nous livre un film divertissant mais trop long. Les non-habitués du cinéma japonais peuvent passer leur chemin, les autres devraient passer un moment sympathique.