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Critique : Geostorm de Deav Devlin

Armageddon

Grâce à une coopération sans précédent entre États, un réseau de satellites contrôle désormais le climat et protège les populations. Jusqu’à ce que le dispositif se dérègle… S’agit-il d’un complot ou d’une faille dans le système ? S’engage alors une véritable course contre la montre…

Ah… Le bon vieux film catastrophe du dimanche soir. Il est vrai qu’avec Geostorm, on n’attend rien de plus qu’un divertissement de genre à la sauce des années 1990. D’autant que le film débarque avec un méchant badbuzz et une promotion proche du néant. Porté par Gerard Butler, toujours à la recherche d’un second souffle depuis 300, Geostorm est un nanar d’un autre temps, qui fait plus sourire et restera dans l’anecdotique. Aussi vite vu qu’oublié. Même les fans du genre auront du mal à le défendre.

Le point de départ est plutôt d’actualité puisqu’il se base sur le réchauffement climatique. Jusqu’ici tout va bien, même si Deav Devlin n’est pas Roland Emmerich ou Michael Bay. Mais Geostorm se perd en voulant trop en faire et en voulant trop rendre hommage au genre. Il est même limite difficile de le mettre dans la catégorie des films catastrophe puisque les personnages du film ne sont quasiment jamais en danger par tout ce qu’il se passe sur Terre. Pourquoi ? Parce que l’essentiel du film se passe dans l’espace.

Pire encore, l’intrigue décide de s’orienter plus vers un complot politique cousu de fil blanc où l’ont voit tout venir dès le premier plan. La météo était annoncée d’avance et elle ne s’était pas trompée. Place alors au ridicule et à l’ennui devant des CGI dignes d’un étudiant en cinéma et des acteurs en roue libre qui cherchent à comprendre ce qu’ils font dans cette galère.

On pense bien évidemment à Andy Garcia, qui interprète ici le président des USA. L’acteur, totalement perdu, ne propose rien. Aucune émotion lorsqu’il se fait enlever ou échappe à une fusillade. Il balance tout de même deux punchlines dignes des plus beaux nanars. Les autres seconds rôles sont totalement oubliables et n’arrivent même pas à nous faire ressentir la moindre émotion.

Les scènes de catastrophes naturelles sont elles aussi affreuses. Un raz-de-marée digne de Brice de Nice ou encore la scène à Rio de Janeiro. Tout est absolument raté en matière d’effets spéciaux et cela rend le film visuellement insupportable, surtout en 2017. Vous passez un bien meilleur moment devant San Andreas, par exemple.

Si les scènes terrestres ne valent même pas le déplacement, les scènes spatiales non plus. N’est pas Alfonso Cuaron qui veut. Et il faut dire qu’ici, rien n’est fait pour nous exploser la rétine. On ne croit en rien et le tout est assez médiocre. Autant vous dire qu’en terme de film se déroulant dans l’espace, vous pouvez largement préféré Life ou Alien : Covenant pour les plus récents. Voire dans un degré moindre le mauvais Passengers.

Geostorm est un accident industriel total, mélangeant la catastrophe et le thriller, on ne croit en rien et l’intrigue est téléphonée. On pourrait sauver Abbie Cornish, badass au possible et le charme de Gerard Butler qui fait tout de même le travail. Pour les amateurs du genre, la déception sera bien présente. Mais le film n’est au final que le reflet de ce que le studio attendait de lui : Oubliable!