A l'affiche, Critiques de films, Epouvante-horreur

Critique : Happy Birthdead de Christopher Landon

C’est le jour de la marmorte

Prisonnière d’une boucle temporelle, Tree, étudiante, revit sans cesse le jour de son meurtre. Une journée apparemment banale qui s’achève systématiquement par sa mort atroce. Finira-t-elle par découvrir l’identité de son tueur ?

Les journées qui recommencent en boucle et lors desquelles les héros doivent trouver comment conjurer le sort, c’est devenu un classique du cinéma. La formule la plus connue, et probablement la plus connue, c’est celle d’Un jour sans fin avec Bill Murray. Depuis, elle a été éculée. Voici qu’elle se prête au film de genre.

Le principe de la boucle temporelle est assez simple. Au fur et à mesure que les journées se répètent, le personnage bloqué dans la boucle tente de comprendre quel est la clé, l’élément qui fait que la boucle sera brisée. Le tout, au niveau de la mise en scène et du scénario, est de lancer plusieurs pistes aux spectateurs, et au personnage en fait, afin de les faire réfléchir, de brouiller les pistes. Et puis, il faut donner de la consistance à des histoires parfois relativement simples. En lançant plusieurs pistes, plusieurs coupables éventuels, cela permet de montrer le héros ou, dans ce cas ci, l’héroïne, sous différents angles.

Tree est prise dans cette boucle le jour de son anniversaire. Répéter cette journée sans fin, c’est l’occasion pour elle de comprendre ce qui ne va pas dans sa vie et, idéalement, de tenter d’améliorer tout cela, tout en ne négligeant pas l’enquête qu’elle doit mener afin de se sortir de là. Entre ses amis, les personnes qu’elle croise, ses colocataires, son prof et d’autres, il y a tant de problèmes à régler mais aussi un coupable. Quelqu’un lui en veut, pour une raison précise mais, qui ?

D’un point de vue de la mise en scène, on ne peut pas dire qu’Happy Birthdead soit d’un quelconque intérêt. L’intérêt réside plutôt dans les différentes morts de Tree, dans l’enquête et dans l’évolution de ses relations avec les autres. Cette évolution est toute relative puisque ces relations reprennent leur point initial chaque jour mais, malgré tout, Tree tente de faire changer les choses. Dans l’ensemble, le scénario ne stagne pas trop. Ses avancées sont sympathiques et on ne s’ennuie jamais devant le film. C’est classique, pas forcément hyper original mais, ça fonctionne bien, notamment grâce à Jessica Rothe et Israel Broussard, deux comédiens dont les personnages sont assez attachants.

Bref, Happy Birthdead n’est pas le film du siècle. Ce n’est même pas le meilleur film de la semaine mais, il fait le job et c’est un film parfait pour passer un bon moment entre amis. La boucle temporelle est bien utilisée, l’enquête est intéressante à suivre et les acteurs sympathiques. On ne s’ennuie pas devant et le film ne cherche pas à tirer sur la corde absolument ce qui ne gâche rien.