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Critique : Jappeloup de Christian Duguay

L’une des plus belles histoires de l’équitation française scénarisée, mise en scène et jouée par des passionnés.

 

Affiche du film Jappeloup de Christian Duguay
Affiche du film Jappeloup de Christian Duguay

 

Pour se consacrer à sa passion pour le saut d’obstacles, un jeune avocat, Pierre Durand, abandonne sa carrière prometteuse. Il croit en effet au potentiel de son petit cheval Jappeloup qu’il a acquis sur les conseil de son père et de sa petite amie. Après une ascension fulgurante du duo qui les amènera en équipe de France, les JO de Los Angeles vont révéler leurs faiblesses encore trop importantes…

 

 

La première chose à savoir sur Jappeloup avant de s’y rendre c’est que sur les 2h10 de film, il y a bien 1h30 de cheval. Vous me direz, normal, c’est le sujet principal du film, oui mais autant vous prévenir tout de suite c’est l’unique sujet. (Dans cheval de guerre par exemple, il y avait aussi et surtout la guerre, dans l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, le thème de la guérison, là c’est juste le cheval). Pour autant, cela ne signifie pas qu’il faille être passionné de compétition équestre pour apprécier ce film. C’est une belle histoire qui parlera à tout ceux qui aiment le sport et les films sur les compétitions sportives. On y retrouve tout les éléments du genre : la mise en avant des valeurs, de l’abnégation, les échecs, les victoires et toute la palette d’émotion qui les accompagnent.

 

Extrait du film Jappeloup (2013)
Extrait du film Jappeloup (2013)

 

Les images d’entrainement et de compétitions, les gros plans et les ralentis sur les muscles de Jappeloup sont magnifiques. Elles sont superbement accompagnées du son des sabots et du souffle équin qui coupe tout simplement le nôtre. Mais malgré la beauté de ces images, les scènes de compétitions sont un peu répétitives et ce n’était peut-être pas la peine s’en mettre autant. D’autres scène créent aussi ce sentiment de longueurs, voire sont assez inutiles, comme celles avec la femme de Pierre Durand, leur histoire de couple n’étant pas passionnante au milieu de cette course aux JO. Un objectif qui met un peu trop longtemps à être déterminé ce qui fait que l’histoire est un peu longue à démarre.

 

Extrait du film Jappeloup (2013)
Extrait du film Jappeloup (2013)

 

Elle ne devient vraiment intéressante qu’à partir du moment où Pierre Durand et Jappeloup rejoignent l’équipe de France, soit à la moitié du film, ou presque. Et même à ce moment là, les tergiversation à répétition de Pierre Durand sont un peu pénibles et ne nous rendent pas le héros très sympathique. C’est dommage car, autour de lui, gravitent en revanche de très beaux personnage, comme sa mère, très touchante interprétée par Marie Bunel (les choristes), sa groom, l’émouvante Lou de Laâge (J’aime regarder les filles) ou le père de cette dernière que Jaques Higelin joue avec une grande justesse. Enfin, il est évident que Guillaume Canet a mis beaucoup de lui même et de son histoire récente dans ce scénario. Le voir jouer ces jolies scènes forcément très vraies et pleines d’émotion est un vrai grand plaisir qui ne laissera personne insensible.

 

Extrait du film Jappeloup (2013)
Extrait du film Jappeloup (2013)

 

L’avis  : Guillaume Canet et Christian Duguay nous font partager l’espace d’une belle histoire leur passion pour le cheval. Rythmé par de magnifiques images de ce bel animal, ce film nous fait découvrir le difficile univers de la compétition de sauts d’obstacles. Fort de quelques très beaux personnages il souffre tout de même de longueurs et de répétitions sans réel intérêt.