Action, Aventure, Comédie, Critiques de films

Critique : Jumanji, Bienvenue dans la jungle de Jake Kasdan

Dora l’exploratrice

Le destin de quatre lycéens en retenue bascule lorsqu’ils sont aspirés dans le monde de Jumanji. Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n’avaient jamais entendu parler, les quatre jeunes se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars. Ils vont rapidement découvrir que l’on ne joue pas à Jumanji, c’est le jeu qui joue avec vous… Pour revenir dans le monde réel, il va leur falloir affronter les pires dangers et triompher de l’ultime aventure. Sinon, ils resteront à jamais prisonniers de Jumanji…

En 1995,  Jumanji débarque au cinéma et devient un véritable film culte pour toute une génération avec en tête d’affiche le regretté Robin Williams. 22 ans après, à l’heure où le manque d’originalité se fait flagrant à Hollywood et ou la seule volonté est aujourd’hui de faire de l’argent sur la pop culture, Jumanj : Bienvenue dans la jungle débarque. Une suite et non un remake/reboot. Suffisant pour satisfaire son audience?

La réponse est assez simple puisque c’es à la fois oui et non. Oui, parce que le film possède un esprit hommage des années 1990. Difficile de ne pas passer un bon moment devant cette comédie d’aventure porté par un casting qui s’amuse et réussi à nous faire rire à chaque instant. Mais non puisque l’histoire du film est assez plate et manque d’envergure et d’émotions.

Si dans le premier opus, c’est la jungle qui s’inviter dans le monde réel, ici nos héros sont directement transporté dans la jungle de Jumanji. Une idée déjà vu dans le dessin animé et ô combien apprécié. C’est donc avec un postulat de départ intéressant que cette suite de Jumanji se pose et fait naître ses attentes. De suroit, exit le jeu de société et place au jeux vidéos. Une idée assez bien maîtrisé et surtout bien amené pour laisser place à la continuité entre les deux films. Les héros lycéens du film se retrouvent ainsi propulser dans le jeu et transformer en avatar adulte!

La force majeur de ce Jumanji repose dans les personnages ainsi que dans l’interprétation de ses acteurs. La volonté réelle de balayés les stéréotypes de la vie est bel et bien présente. Que ce soit d’abord chez les ados clichés au possible entre le sportif, le geek, la bombasse et l’intello du lycée qui se retrouvent totalement inversé à travers leurs avatar du jeu vidéo. La volonté du film étant de passer un message sur l’acceptation de l’autre tel qu’il est et l’entraide.

De surcroît, Jumanji: Bienvenue dans la jungle se veut osé dans son humour. Les blagues font mouches à chaque fois ainsi que certaines situations plutot inatendu notamment grâce à Jack Black qui incarne une adolescente. Sans oublier le du Dwayne Johnson/Kevin Hart qui revient après le déjà réussi Agents très spéciaux. l’alchimie entre les deux acteurs se ressent encore plus et cela fonctionne toujours autant voir mieux.

Malheureusement, Jumanji souffre d’un scénario trop maigre. L’histoire se révèle assez inintéressante et manque clairement d’enjeu. En effet, nos héros doivent sauver la jungle de Jumanji en remettant un joyau à sa place. Le tout pour revenir dans le monde réel. Sauf qu’en transformant le monde de Jumanji en jeu vidéo, plus rien ne fonctionne réellement. Difficile de croire un instant aux mésaventures tant tout n’est que « fiction ». le manque de réalisme et de danger se fait ressentir. Malgré la présence de Bobby Canavale  en méchant, nous ne sommes jamais inquiet. tant ses apparitions sont maigres et ses actions peu consistantes.

La jungle, parlons-en. Elle est maigre et avec très peu de danger. Hormis trois-quatre animaux en CGI, nos héros ne sont que peu inquiétés. Là où le fil de 1995 réussisiaità la faire vivre hors de son milieu. Ici pas de singes ou autres. On peut clairement dire que cette jungle manque de vie et cela est même triste. On aurait adoré retrouver l’esprit du dessin animé où le potentiel cinématographique était assez grand. Mais Hollywood manque d’ambition et préfère au final se faire de l’argent juste sur un nom avec un film simpliste…

En terme d’action, c’est au final assez maigre. Si The Rock possède ses momentum et ses catchphrase de showstealer et que Karren Gillan est génialement bad’ass, la réalisation de Jake Kasdan est médiocre.

Au final, cette suite de Jumanji est une série B divertissante mais définitivement oubliable. De Jumanji, elle n’en a que le nom tant le film ne possède pas un tiers de l’univers du premier film. On se retrouve alors plus dans une comédie d’aventure à la Dora l’exploratrice avec un casting génial porté par un Dwayne Johnson et une Karren Gillan au top que dans un film d’action à enjeu.  Alors oui c’est fun mais qu’est ce que ça manque d’ambition…