Action, Critiques de films, Thriller

Critique : Le Pacte, de Roger Donaldson

Nicolas Cage ajoute encore un film vide dans une carrière qui n’a plus de sens. Roger Donaldson a quant à lui voulu donner un sens à un film qu’il dit inspiré de La Rançon et The Game, respectivement réalisés par Ron Howard et David Fincher. Mais vouloir n’est pas faire.

 

Affiche du film Le Pacte, de Roger Donaldson
Affiche du film Le Pacte, de Roger Donaldson

 

 

Il y a des pactes qu’on ne peut renier. Après que sa femme se soit fait violemment agresser, Will Gerard est contacté par une mystérieuse organisation. Face à une police inefficace et incompétente, un groupe de citoyens s’est réuni pour faire respecter la justice. Ils proposent à Will de venger sa femme en éliminant le coupable en échange d’un petit service qu’il devra leur rendre plus tard.
Lorsqu’il comprend que pour effacer sa dette il devra lui aussi tuer un homme, il va réaliser qu’il est pris au piège et que les membres de cette organisation sont implantés à tous les niveaux de la société.

 


LE PACTE : BANDE-ANNONCE VF HD Avec Nicolas Cage… par baryla

 

Il y a un an quasiment jour pour jour, Nicolas Cage soulevait de nombreux mécontentements après avoir signé une bien pauvre prestation dans Le Dernier des Templiers, un pseudo-film historique mélangeant les légendes d’épouvante et la religion. En ce début d’année 2012, et après avoir s’être offert une petite virée délirante dans Hell Driver, il revient dans un genre qu’il connait et apprécie, sous la direction de Roger Donaldson (La Recrue, Braquage à l’anglaise). Mais si Nicolas Cage avait trouvé raison d’être dans le thriller d’action tel que Les Ailes de l’Enfer, on se demande encore pourquoi et comment est-il allé se fourvoyer dans un thriller aussi creux, à l’idéologie douteuse. Il y incarne un mari bien sous tout rapport, qui choisit bien malgré lui la voie du mal lorsque sa femme est violée. Simon (un étonnant Guy Pearce en bad guy, le seul à tirer son épingle du jeu) lui propose de se venger. Son organisation (qui lutte pour une nouvelle justice bien particulière) éliminera le méchant violeur récidiviste –comme finalement pas mal de gens le souhaiteraient- moyennant un petit service en retour. Pas si petit que cela puisque de fil en aiguille, on lui propose d’éliminer à son tour un « pédophile ». Sauf que sans surprise, il s’avère que cet homme est loin d’être ce prétendu pédophile. L’idéologie de cette nouvelle vision de la justice (une organisation fait le boulot à la place de cette lente et inefficace justice) laisse à désirer, autant que le scénario qui aligne les facilités et les retournements prévisibles à ne plus en finir. Nicolas Cage semble perdu, enquille les réparties et faux sentiments. Une prestation aussi anecdotique (encore une fois) qu’un film éventuellement agréable à regarder lors d’un dimanche après-midi pluvieux… mais pas au cinéma.

 

 

L’avis : Un thriller d’action qui n’apporte rien au genre et propose une action convenue enrobée d’une idéologie douteuse. Nicolas Cage s’y enfonce et propose une prestation sans saveur et d’une pauvreté qui prête à sourire.