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Critique : Leatherface de Julien Maury et Alexandre Bustillo

Nanar à la tronçonneuse française

Une jeune infirmière est kidnappée par quatre adolescents violents évadés d’un hôpital psychiatrique avant d’être embarquée dans une virée pour l’enfer. Poursuivi par un agent des forces de l’ordre dérangé et avide de vengeance, l’un de ces jeunes aura dès lors une destinée tragique et les horreurs aux quelles il va faire face vont peu à peu le transformer et faire de lui Le monstre connu aujourd’hui sous le nom de Leatherface.

Après une année plutôt réussie pour le cinéma de genre, c’est avec une grande attente qu’on attendait Leatherface, le prequel du film de Tobe Hooper Massacre à la tronçonneuse. Attendu parce que derrière la caméra se trouve les français Julien Maury et Alexandre Bustillo, les réalisateurs notamment de A l’intérieur. Malheureusement, Leatherface s’avère faire partie des nanars des films de genre, dépourvus d’intérêt et qui cassent la mythologie d’un personnage culte.

Le film démarre pourtant bien avec une introduction sur la famille du tueur et sur les enfants, le tout laissant présager un film horrifique proche de ce que nous à offert le jeu vidéo Resident Evil 7 cette année. Un bon trip familial bien dégueulasse en somme. Malheureusement, très vite, le film se tourne vers des personnages plus agés  quittant donc l’enfance.

On commence alors à suivre différents personnages dans un asile psychiatrique, les réalisateurs souhaitant s’amuser à ne pas nous révéler qui sera le fameux tueur du Texas. Mais malheureusement, ceci était une fausse bonne idée. Quiconque connait un peu les codes du cinéma sera capable de démasquer le tueur. Et c’est là que le film perd en crédibilité puisqu’il nous est difficile de croire que ce fameux personnage puisse devenir le fameux tueur.

Le film va ensuite se poursuivre dans l’horreur avec des séquences sanglantes ou pire encore une scène de nécrophilie d’un mauvais gout étant juste là pour choquer et n’apportant aucun intérêt à l’histoire. Oui c’est bien dégueulasse car on voit tout mais choquer pour choquer, ça n’a aucun sens aujourd’hui, surtout sans plus value.

Mais le pire est à venir. D’une durée de 84 minutes, le film va limite trop vite. Le climax final est balancé aussi rapidement q’une tâche de sang à l’écran et le tout sans aucune construction. Comme si nos deux réalisateurs avaient perdu des mains le projet pour nous servir un infâme nanar digne d’un DTV de série Z.

Coté casting, on s’ennuie devant des acteurs qui peinent à comprendre ce qu’ils font là et en terme de mise en scène, ça manque clairement d’idée.

Leatherface est une immense déception. Un nanar dénué d’interet qui ne satisfera personne et fera même hurler les fans de Massacre à la tronçonneuse qui seraient capable de réveiller Tobe Hooper.