Animation, Critiques de films

Critique : Lego Ninjago, Le Film de Charlie Bean

 Lego fragiles

Pour défendre la ville de Ninjago City, Lloyd, alias le Ninja Vert, et ses amis maîtres-bâtisseurs Lego et combattants infiltrés se mobilisent. Avec à leur tête le maître kung-fu Wu, aussi sage que blagueur, ils doivent affronter l’abominable Garmadon … qui se trouve aussi être le père de Lloyd ! Mais il leur faudra d’abord surmonter leur ego et apprendre à unir leurs forces pour se révéler de redoutables guerriers. C’est à ce seul prix que notre bande de ninjas modernes, redoutables et insoumis, pourront remporter la bataille…

Après La Grande Aventure Lego et Lego Batman le film, Warner Animation continue sur sa lancée et livre le troisième film adapté de la fameuse gamme Lego. Mais cette fois-ci, c’est une marque bien connu de la franchise de jouets puisqu’il s’agit d’une adaptation cinématographique de Ninjago qui connait un véritable succès chez les enfants et les garçons en particulier. En effet, depuis 2011, une série animée existe et continue encore aujourd’hui. Très attendu chez les plus jeunes, le film Ninjago devrait les ravir. Au contraire des adultes et de ceux qui ne connaissent pas du tout la marque Ninjago.

Dès le début du film, on sent la volonté de se rapprocher des plus jeunes et aussi de rendre hommage aux genre des arts martiaux. Le film possède ce petit coté vintage des années 70-80. Pas inintéressant surtout que l’intro se passe de façon live avec Jackie Chan qui gère une boutique et raconte une histoire à un petit garçon.

Mais très vite, on rentre dans le vif du sujet avec la partie animation. L’histoire de Ninjago ressemble énormément à celle des Power Rangers. Des lycéens sont des ninjas qui protègent la ville du grand méchant Garmadon qui s’avère être de surcroit, le père de notre personnage principale.

Niveau intrigue, il faut dire qu’il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent si ce n’est celui d’un parcours initiatique d’un ado abandonné par son père. le film enchaine ainsi différente séquence de manière inégale et sans rythme. Il en devient alors très difficile de s’intéresser un tant soit peu à ce qu’on voit à l’écran. Encore plus compliqué quand aucun personnage ne possède un réel développement. Il est même quasi impossible de se souvenir des noms des personnages secondaires tant ils ne font que de la figuration.

Ninjago possède ainsi les mêmes défauts que Lego Batman sans en avoir les qualités. Rien de marquant pour ce qui s’avère être un pur film de placement de produit pour enfants de 3 à 8 ans. Une écriture simpliste et fade et une animation assez faible. Aussi vite vu, aussi vite oublié. Un film tout simplement anecdotique.