Comédie, Critiques de films

Critique : Les Boloss (The Inbetweeners, le film), de Ben Palmer

Une série à succès en Angleterre, connue sous le nom de The Inbetweeners, et une transformation en long-métrage pour le format cinéma a confirmé le brio de cette série. Qu’en est-il en France ?

 

Affiche du film Les Boloss (The Inbetweeners, le film), de Ben Palmer
Affiche du film Les Boloss (The Inbetweeners, le film), de Ben Palmer

 

4 garçons partent ensemble en vacances en Crète. 1 seul objectif : sea, sex and sun… and sex !

 

Un titre français aguicheur, et plutôt dégueulasseLes Boloss– jouant sur la popularité d’une injure à la mode chez nos jeunes français. Et puis, c’est un terme qui ressemble plutôt pas mal à ce que sont nos quatre garçons dans le film. Des mecs un poil ringards, facilement considérés comme des gros nazes. Au départ de The Inbetweeners, une série de six épisodes, créée par Ian Morris et Damon Beesley –également scénariste du film- et un grand succès outre Manche. Deux saisons vont suivre, et le carton de cette courte série passera l’Atlantique, puisque MTV est en train de travailler sur la version américaine. Comme Skins en quelque sorte. Si la série est courte, il y a pourtant bien la place pour en faire un long-métrage taillé pour le cinéma, et susciter un engouement populaire. La bonne décision, c’est de travailler sur ce projet avec des personnages à la base de la saga, qui connaisse l’esprit de cette dernière. Derrière la caméra, on retrouve Ben Palmer, réalisateur du pilote et des saisons 2 et 3.

 

Extrait du film Les Boloss (2011)
Extrait du film Les Boloss (2011)

 

Les Boloss au cinéma, c’est une sorte d’American Pie avec un accent britannique prononcé. C’est aussi une histoire d’amitié, en arrière-plan, une peinture de la classe moyenne, chose qui se ressent moins dans le film, puisque celui-ci se cantonne sur les quatre adolescents et leurs frasques. Les personnages du film sont ceux de la série, avec Simon le créateur, Will l’outsider et bras droit du leader, la grande gueule Jay, et l’intello naïf Neil. Plutôt que de tourner en Angleterre, le film s’est offert une partie de vacances, puisque 80 % du film se déroule en Crête. C’est aussi le moment pour ces quatre jeunes de se faire leurs premières vacances entre eux, sans les parents. Du coup, c’est la porte ouverte à de bons gags, à de belles parties de franches rigolades. L’action de l’histoire va également permettre aux personnages de grandir un peu mentalement et à faire la part des choses. Les dialogues flirtent les bons sentiments, certains gags sont téléphonés, mais ces boloss dégagent une sympathie intéressante, et décrochent quelques bons sourires plaisants. C’est un minimum syndical plutôt appréciable, d’autant que ce concept a déjà été vu à de nombreuses reprises.

 

L’avis : Sans amener plus d’originalité au genre teen-trash movie, Les Boloss prête à sourire et amuse à la galerie, sans être exceptionnel. Cela peut au moins donner envie de regarder la série, si ce n’est pas déjà fait.