Biopic, Critiques de films

Critique : Les heures sombres de Joe Wright

L’échec n’est pas fatal

Darkest Hour s’intéresse à une partie de la vie de Winston Churchill, à partir de mai 1940, lorsqu’il devient Premier ministre en pleine Seconde guerre mondiale.

Le réalisateur Joe Wright déboule avec Les Heures sombres, son biopic sur l’homme politique Winston Churchill. Plus tôt cette année était déjà sorti un biopic sur Churchill mais celui-ci ne se passait pas exactement au même moment que celui de Wright. Le réalisateur d’Orgueil et Préjugés place son histoire en mai 1940. Grosse machine pour les Oscars, Les heures sombres est cependant un échec total mais devrait plaire à l’académie.

Les heures sombres fait partie de cette mode des biopic qui décident de ne se consacrer qu’à un partie de la vie de la personne. Ici, on retrouve Winston Churchill juste avant sa nomination au poste de premier ministre, en pleine seconde guerre mondiale.

Si généralement les biopics historiques et politiques peuvent nous emballer grâce à une mise en scène virtuose comme c’était le cas de Lincoln de Steven Spielberg, Joe Wright confirme une fois de plus qu’il n’est pas au niveau du maître bien qu’il tente de l’égaler. Il l’avait tenté en faisant un blockbuster familial l’an dernier mais ce fut somme toute un film simplement divertissant et déjà oublié par beaucoup. Là encore, le réalisateur d’Anna Karenine tente mais échoue. On s’ennuie très souvent devant ce cours d’histoire, long et interminable poussé par quelques fulgurances.

Bien évidemment, ce genre de film repose bien souvent sur la performance de ces acteurs. Gary Oldman est clairement extraordinaire dans son interprétation. Mais il est temps d’émettre ce point négatif  qui est de voir un acteur se grimé entièrement pour ressortir une interprétation. Gary Oldman est totalement méconnaissable dans le film et cela en est même parfois dommage. Et cette trop grande volonté de vouloir la statuette de cette manière commence à devenir déplorable.

Anecdotique, Les Heures sombres ennuie plus qu’autre chose. Si la performance d’Oldman est à saler, le coté académique du film déçoit. Joe Wright tente de faire son Spielberg mais cela n’opère jamais vraiment. On peut clairement dire que l’auteur d’Orgueil et préjugés s’est perdu une fois de plus. Et à la fin, on a juste envie de lui dire « Reviens-Moi » Joe Wright.