Comédie, Critiques de films

Critique : L’un dans l’autre de Bruno Chiche

Dans la peau de mon amant(e)

Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d’amitié sans nuage. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants… La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Mais après une ultime nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre ! Pour protéger leur secret, ils se retrouvent chacun à devoir vivre la vie de l’autre. C’est le début des complications…

Le principe de l’échange de corps, cela a déjà été fait à plusieurs reprises. Prendre le risque d’en refaire un est plutôt osé car tout, ou presque, a déjà été dit et fait sur le sujet. Le postulat de départ du film de Bruno Chiche, c’est qu’il s’agit de deux amants dont les corps ont été échangés. Mais, Pénélope, l’amante de Pierre, est en fait l’épouse de l’associé de Pierre. Pour que leur secret ne soit pas révélé, ils vont devoir échanger de vie.

Raconté ainsi, c’est plutôt bon enfant, plein de bonnes intentions. En voyant un synopsis pareil, on est en droit de ce dire que cela va juste être un film un peu sympathique ou que c’est complètement casse-gueule. Heureusement, il y a l’efficacité de l’écriture. Les scénaristes ont très bien bossé car, si le film fonctionne si bien, c’est entièrement grâce à eux. Les situations, les dialogues, tout est très soigné et sonne juste. Mais, surtout, c’est très drôle. En effet, devant L’un dans l’autre, on rit beaucoup. Ils ne sont pas avares en blagues et piques en tout genre et tant mieux.

Il faut dire qu’avec un duo composé de Louise Bourgouin et Stéphane De Groodt, il y avait de sacrés clients. Tous les deux sont des habitués de comédies et on connaît bien les talents d’orateur de De Groodt. Ces deux là étaient faits pour se rencontrer et collaborer ensemble. C’est désormais chose faite et le résultat est tout à fait probant. Le duo qu’ils composent roule à merveille. Les seconds rôles qu’ont Pierre-François Martin-Laval et Aure Atika sont essentiels aussi.

A lire ces lignes, on pourrait croire que L’un dans l’autre est la comédie de l’année. Il n’en est rien mais, comparé à tout ce qui a déjà vu cette année, c’est d’une qualité tout à fait honorable. C’est bien plus réussi et drôle que ce qui aurait pu être à craindre et, en ça, c’est satisfaisant. Le duo Louise Bourgouin/Stéphane De Groodt est une jolie surprise qui fonctionne bien donc, tout cela donne une petite comédie qui ne paie pas de mine.