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Critique : Pacific Rim Uprising de Steven S DeKnight

The Precursor Legacy

Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité.
Jake Pentecost, un jeune pilote de Jaeger prometteur dont le célèbre père a sacrifié sa vie pour sauver l’Humanité des monstrueux Kaiju a depuis abandonné son entraînement et s’est retrouvé pris dans l’engrenage du milieu criminel.
Mais lorsqu’une menace, encore plus irrésistible que la précédente, se répand dans les villes et met le monde à feu et à sang, Jake obtient une dernière chance de perpétuer la légende de son père aux côtés de sa sœur, Mako Mori – qui guide une courageuse génération de pilotes ayant grandi dans l’ombre de la guerre. Alors qu’ils sont en quête de justice pour leurs camarades tombés au combat, leur unique espoir est de s’allier dans un soulèvement général contre la menace des Kaiju. Jake est rejoint par son rival, le talentueux pilote Lambert et par Amara, une hackeuse de Jaeger âgée de 15 ans, les héros du Corps de Défense du Pan Pacific devenant la seule famille qui lui reste.
S’alliant pour devenir la plus grande force de défense que la Terre n’ait jamais connue, ils vont paver un chemin vers une extraordinaire nouvelle aventure.

En 2013, Guillermo Del Toro nous offrait Pacific Rim. Un blockbuster fantasme purement jouissif sur des Robots qui affrontent des Kaijus. Malheureusement le film fut accueilli timidement par la presse et les spectateurs. Mais Legendary décide très vite à une suite qui connu beaucoup de souci en coulisse. Pour ce second volet, exit le réalisateur fraîchement oscarisé et place à Steven S Deknight, plutôt connu pour être showrunner à la télévision.

Au vu de la promo, vous savez d’avance ce que vous allez voir. Un blockbuster d’action du dimanche sans ambition et juste là pour faire un peu d’argent et surfer sur une franchise. Oui, on est très loin de la qualité du film de Del Toro et on assiste clairement à une suite inute et dénué d’interet qui pourtant fait le taff en terme de divertissement.

Là où le film déçoit clairement c’est dans son scénario neu neu et ses personnages. Se plaçant bien après le premier film et sans le casting originale à l’exception du duo de geek. On retrouve John Boyega dans le rôle du fils d’Idris Elba. Dès le début, il nous dit qu’il n’est pas son père. Et c’est là le propos de tout le film. L’héritage de Pacific Rim est trop lourd et DeKnight s’efforce à nous dire qu’il n’est pas Del Toro. De même pour Scott Eastwood qui lui n’est vraiment pas Clint. Et en ce qui concerne l’histoire, elle est au ras des paquerettes lorsque les humains décident de créer des drones Jaegers qui se retrouvent infesté de cerveau Kaijus. Le tout avec un méchant humain surprenant manipulé par des précurseurs. La débilité et le traitement est profond. Mais au fond, on n’est pas là pour ça. 

Visuellement, DeKnight fait un taff plus que correct. Les scènes d’actions sont belles et lisibles, se déroulant toute en journée. Le climax entre les Jaegers et les Kaijus est assez jouissif et nous donne un concentré de Power Rangers pur jus. Suffisant pour nous faire bander un dimanche soir avec une pizza!

Pacific Rim Uprising n’a de suite que le nom. Ne ressemblant aucunement à son ainé, il n’arrive jamais a supporter cet héritage. Conscient de cela, Deknight livre un film propre au scénario ridicule mais aux scènes d’actions efficace. Des combats de robots, des monstres, des gags pourris, des personnages ridicule au fausses répliques bad’ass. Bref, un divertissement qui remplit son contrat et qui se déguste autour d’une pizza et des bières.