Comédie, Critiques de films

Critique : Pitch Perfect 3 de Trish Sie

ACA- has-been?

Après avoir remporté les championnats du monde, les Bellas se retrouvent séparées et réalisent qu’il n’existe pas de perspective de travail qui permette de faire de la musique avec sa bouche. Mais lorsqu’on leur offre la chance de se retrouver une nouvelle fois sur scène pour une tournée à l’étranger, ce groupe de nerds se réunit pour une dernière nouvelle aventure musicale.

Après les succès surprises du premier et second opus, voilà que débarque ce qui est censé être l’ultime volet de la saga Pitch Perfect. Contrairement à son prédécesseur, ce troisième épisode connait une sortie en catimini, avec une promo très faible. Ce qui semble étonnant au premier abord, se comprend parfaitement après le visionnage du film. Pitch Perfect 3 s’avère être un cas d’école dans la conclusion d’une saga au cinéma à Hollywood : un film de commande pour faire de l’argent, fait trop vite et qui perd pratiquement tout son âme…

Dès le début, Pitch Perfect 3 surprend par une scène d’ouverture médiocre qui comprend tout ce qu’on déteste voir. C’est une scène d’action avec de la slow motion et des explosifs puis un retour en arrière pour comprendre comment on en est arrivé là. Le pire étant que cette scène s’ouvre avec une reprise intéressante de Toxic de Britney Spears et finalement, cela gâche le tout. Surtout quand on se rend compte que tout ceci fait finalement partie d’une sous-intrigue dont on aurait pu très bien se passer…

Avec aux commandes la réalisatrice du catastrophique Sexy Dance 5, on sent la volonté d’Universal de surfer rapidement sur le succès de la saga et ne faire que de l’argent. Ainsi Pitch Perfect rejoint les Rocky 5, Die Hard 5 ou encore Superman 3 et 4 dans les conclusions de sagas ratées, le tout en réussissant à nous tenir en haleine grâce a la générosité de son casting.

En effet, si le film souffre d’une scénario pauvre, il connait quelques fulgurances grâce au charme de ses actrices. Anna Kendrick possède un charisme fou et Rebel Wilson réussit à divertir via ses « cascades » et dialogues qui ont fait le charme de la saga. De surcroît, quand le film ne renie pas ses origines et revient à ce qui a fait son succès, on sourit de plaisir.

Digne d’un DTV, Pitch Perfect 3 n’est pas la conclusion qu’on aurait souhaité à une saga qui possédait un certain charme. L’époque de John Hughes est révolue, la faute à Hollywood et aux studios qui ne pensent qu’à l’argent. Dommage, les fans devront se contenter d’une bande-son toujours efficace et de quelques scènes réussies grâce à son casting généreux.