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Critique : Seven Sisters de Tommy Wirkola

Orphan Black

2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement…

Avec Seven Sisters, Tommy Wirkola signe son sixième long-métrage. Le second en version américaine après l’injustement mal aimé et totalement sous-estimé Hansel and Gretel : Witch Hunter. Ici, il passe au film de science-fiction d’anticipation et nous livre une série B terriblement efficace et au scénario bien fichu avec un degré de violence rare pour un film de ce genre. Cela fait du bien et nous enchante au plus haut point tant Hollywood nous a habitué à la censure ces dernières années.

Dans un futur proche, le gouvernement instaure la politique de l’enfant unique dans le but de sauver la planète et le futur de l’humanité. Chaque frère et sœur illégaux sera cryogénisé et réveiller plus tard. Avec la naissance de septuplé, Terrence Settman décide de cacher et d’élever ses petites-filles dans l’illégalité. Chacune sortira une fois par semaine et elles partagent toute la même identité dehors. Mais un jour l’une d’entre elle disparaît…

Il semblerait qu’on possède une nouvelle mode à Hollywood, celle de faire jouer à un acteur plusieurs personnages. On peut penser à Split où James McAvoy interprété un personnage aux multiples personnalités mais Seven Sisters se rapproche un peu plus de la série Orphan Black où l’actrice Tatiana Masslany joue plusieurs clones aux différentes personnalités donnant à chacun un véritable tait de caractère différent. Ici, Noomi Rapace incarne des septuplés, toutes différentes physiquement et moralement. Si le thème des jumeaux à souvent été exploré au cinéma, celui des septuplés et unique et Noomi Rapace délivre une performance solide réussissant à nous attacher à tous ces personnages.

Tommy Wirkola n’est pas connu pour faire des films grands publics, ces films ont tous une identité visuelle assez sanglante et Seven Sisters en fait aussi partie. Ce n’est pas pour rien que le film est d’ailleurs produit par Netflix bien que ce soit SND qui le distribue en France.  Ce genre de liberté prise au niveau de la violence à l’écran pour un film de ce genre censé attiré un grand nombre de spectateurs en salles ne peut voir le jour par un distributeur normal sans l’interdiction moins de 16 ans. Car oui Seven Sisters est un film violent. Très violent même.  Les scènes d’actions sont jubilatoires et on prend un véritable pied de voir un film américain osé autant. La

Le déroulement de l’histoire est assez surprenant. Si bien évidemment tout est cousu de fil blanc vu l’histoire de base, on est surpris par certains rebondissements sur les différents personnages et c’est d’ailleurs sur ce point que le film surprend essentiellement. Chaque personnage a un destin différent et c’est très bien joué de la part du réalisateur. On se prend au jeu et l’enquête du film y est bien amené grâce à un rythme tambour battant.

Seven Sisters s’avère la surprise de cette fin d’été. Un film d’anticipation ultra efficace et divertissant mené par une Noomi Rapace au sept visages différent et par la mise en scène survitaminé et sanglante de Tommy Wirkola. Un vrai moment de plaisir cinématographique!