Critiques de films, Romance

Critique : The Choice de Ross Katz

Le pire du pire de Nicholas Sparks. 

Affiche de The Choice de Ross Katz (2016)
Affiche de The Choice de Ross Katz (2016)

Voisins dans une petite ville côtière, Travis Parker et Gabby Holland deviennent amants. Mais la vie va les mettre à l’épreuve…

Le nom de Ross Katz ne vous dit probablement pas grand chose et pourtant, le monsieur a fait de très belles choses en tant que producteur. Le monsieur a mis de l’argent pour que Sofia Coppola puisse réaliser Marie-Antoinette et Lost In Translation. Pour cela, on lui dit merci. The Choice est son second long-métrage en tant que réalisateur. On lui devait déjà Adult Beginners, comédie avec Rose Byrne et Bobby Cannavale sortie directement en DVD en 2014. Avec The Choice, il s’attaque à un monstre de la littérature romantique : Nicholas Sparks, l’auteur de Cher John, The Notebook, The Longest Ride, Safe Haven,… A la rédaction, on ne cache pas que les films adaptés sont loin d’être ceux qui nous excitent le plus alors, quand on a eu connaissance de The Choice, nos sens se sont mis en éveil se préparant au pire. Et le film a dépassé nos attentes. On s’attendait à une daube mais à ce point là…

Voici le synopsis : Voisins dans une petite ville côtière, Travis Parker (Benjamin Walker) et Gabby Holland (Teresa Palmer) deviennent amants. Mais la vie va les mettre à l’épreuve… Comment ça c’est du déjà vu ? Ne commencez pas à faire les difficiles s’il vous plait. Bref, notre cher Nicholas a imaginé une histoire sympatoche et mimi comme tout où deux voisins devenus amants – ils sont chacun en couple, c’est ce qu’amants veut dire en soi – vont devoir faire un choix entre rester avec leur conjoint ou se mettre très officiellement ensemble. Ce n’est déjà franchement pas folichon mais, le bébé est carrément tué dans l’œuf. La première scène du film annonce déjà la couleur et expose les enjeux dès le début, comme si les auteurs n’étaient pas dupes et savaient déjà que les spectateurs allaient deviner comme l’histoire se termine. Procéder de la sorte peut parfois s’avérer être un choix payant mais, dans ce cas ci, non. En plus de connaître la fin, on devine dès le début les différentes étapes par lesquelles vont passer les personnages. Et ce n’est pas tout…

Extrait de The Choice de Ross Katz (2016)
Extrait de The Choice de Ross Katz (2016)

Rarement on aura vu un film aussi bourré de clichés. La photographie, la police des génériques, les couleurs de la police, les cadrages, les sujets filmés, les situations, les répliques, les comportements des personnages, tout y passe. Dire qu’un film ne surprend pas, ça arrive souvent. Dire qu’un film est cliché, ça arrive trop souvent aussi. Mais, très honnêtement, jamais ça ne s’est avéré être aussi criant que pour The Choice. Il n’y a absolument rien pour sauver le film. Sans surprise, Ross Katz, n’est pas un bon réalisateur. A croire qu’il sait pertinemment ce dans quoi il s’est lancé et qu’il n’essaie pas de faire le moindre effort pour relever le niveau déplorable.

Extrait de The Choice de Ross Katz (2016)
Extrait de The Choice de Ross Katz (2016)

Il ne faut pas non plus regarder du côté du casting pour espérer y voir quelque chose de rassurant. Le rôle de Travis est joué par Benjamin Walker, vu il y a quelques mois aux côtés de Chris Hemsworth dans Au Cœur de l’Océan de Ron Howard. Walker était très clairement meilleur dirigé par Ron Howard que par Ross Katz. Surprise ? Sa jolie voisine est, quant à elle, incarnée par Teresa Palmer, vu auparavant dans Numéro Quatre, Warm Bodies, Knight Of Cups et Point Break et que l’on reverra plus tard cette année dans Triple Nine. Si vous voulez tout savoir, elle n’est pas bonne et n’est pas meilleure dans Triple Nine. Elle surjoue en permanence ce qui est excessivement énervant. Les seconds rôles ne sont pas plus à la fête. On retrouve Alexandra Daddario (San Andreas), Tom Wilkinson (Indian Palace) et un Tom Welling qui a visiblement passé plus de temps au Burger King que dans une salle de sport depuis la fin de Smallville.

The Choice est donc évidemment un film à fuir absolument et qui ne mérite absolument pas une sortie au cinéma (chose que la France a visiblement bien compris). C’est un téléfilm médiocre qui accumule les défauts techniques, les défauts de casting et les clichés. Plus qu’un moment pénible : une horreur.