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Critique : The Cloverfield Paradox de Julius Onah

Netflix, le huitième passager

Après un incident avec un accélérateur de particules, les scientifiques d’une station spatiale américaine découvrent que la Terre a disparu. Plus tard, une autre station spatiale fait étrangement son apparition non loin d’eux.

Un troisième Cloverfield a débarqué sans prévenir cette nuit sur Netflix. Juste après la diffusion de sa bande-annonce, le film fut disponible, une première dans l’histoire du cinéma. Si le coup marketing est absolument parfait et permet au film de bénéficier d’un buzz assez dingue, le film est en lui-même assez moyen. On ne se souviendra de lui que pour son marketing plutôt que de sa qualité.

The Cloverfield Paradox est un préquel du premier film, toujours produit par JJ Abrams. Mais avant toute chose, il s’agissait d’un vieux scénario retrouvé dans les tiroirs de Paramount que Netflix a pris et transformé.

Ce préquel est une série B moyenne qui se déroule intégralement dans l’espace, dans une navette spatiale avec un équipage international. Vous l’aurez compris, nous sommes dans ce qu’il y a de plus classique dans le genre de la science-fiction. Mais pire encore, le film ne fait que copier ses prédécesseurs avec une histoire pauvre et une mise en scène fade. Les situations sont attendues et à aucun moment les spectateurs ne sont surpris.

Le summum est que l’histoire est bourrée d’incohérences ce qui rend cette saga encore moins compréhensible. Alors que Cloverfield et 10 Cloverfield Lane sont déjà des films surestimés, le marketing autour de ce troisième opus va le rendre encore plus difficile à aimer, même pour les fans.

Au niveau du casting, les acteurs se demandent ce qu’ils font là, Daniel Bruhl en tête. En plus, leurs personnages sont tout simplement inintéressants. Il n’y a quasiment aucun travail effectué là-dessus non plus.

The Cloverfield Paradox est un divertissement moyen qui ne fait que copier les films de SF du genre. De Solaris à Life en passant par Sunshine et Interstellar, la dernière production Abrams et Netflix accouche d’un pétard mouillé dont le buzz lui aura permis de trouver sa place sur les réseaux.