Critiques de films, Drame, E-cinéma/VOD/Vidéos, Romance

Critique : The Only Living Boy in New York (Liaisons à New York) de Marc Webb

La tendresse selon Marc Webb

Thomas, fraîchement diplômé, est étouffé par la vie confortable de ses parents. Tout change lorsqu’il découvre que son père a une aventure avec une jeune femme à la beauté subjugante. Thomas veut protéger sa mère fragile, mais il est de plus en plus obsédé par l’aventure de son père et par sa jolie maîtresse en particulier.

2017, année chargée pour Marc Webb. Après Gifted (Mary) sorti il y a quelques semaines en France (quelques mois en Belgique), voilà qu’il est déjà de retour avec un nouveau film, The Only Living Boy In New York. Une fois encore, il s’agit d’une comédie romantique sauf que, cette fois-ci, il y a une question identitaire très forte mais aussi une question de destinée, de ce que chacun veut faire.

Thomas est un jeune homme new yorkais issu d’une famille aisée. Son père est éditeur dans une grande maison d’édition. Il va sans dire que leur relation n’est pas facile. Lui veut devenir écrivain mais, très jeune, son père a réfréné ses ambitions. Il aime une fille qui avec qui il a couché une fois mais cette dernière est attachée à son copain. Tout cela n’était qu’une erreur. A ce moment là, Thomas rencontre un nouveau voisin, un drôle d’homme qui va rapidement devenir son confident.

Cela fait très cinéma indépendant. Très comédie gentille à New York, comme il y en a des centaines déjà. Bien que cela soit important pour tous les genres, le dosage l’est particulièrement dans ce cas ci. Il suffit de peu de choses pour qu’il y ait trop de ceci ou pas assez de cela. Que ça penche trop d’un côté mais qu’il manque d’un autre élément. Bref, la chose est délicate et n’est pas donné à tout le monde. Après plusieurs films déjà, Marc Webb connaît bien ce genre et l’a souvent abordé avec réussite.

Le film soulève plusieurs questions qui sont basées sur la relation qu’a Thomas avec les personnes de son entourage : son voisin, son amie, son père, sa mère, l’amante de son père,… A chaque relation il y a une thématique et des questions ciblées. La question principale est celle de l’amour bien entendu mais il n’y a pas que cela. Les questions de la place dans la société, de la paternité, des relations de couple, de New York,… Il suffit de peu mais, avec ce peu, Webb parvient à faire de son film une œuvre riche et très touchante. Il le fait d’autant mieux qu’il ne tire pas sur la corde. La durée du métrage ne dépasse pas les 90 minutes. Webb va au bout de son concept et ses idées et s’arrête quand cela est nécessaire. Il n’y a pas de fioritures.

Dans le rôle principal, on retrouve Callum Turner, qui trouve enfin un premier rôle après ses apparitions remarquées dans Green Room, Docteur Frankenstein ou encore Assassin’s Creed. Doté d’un charisme fou, Turner renverse tout sur son passage. Les spectateurs avec. Il est épaulé par des acteurs de renom comme Jeff Bridges, plus inspiré que lors de ses derniers rôles, Pierce Brosnan, même constat, Kate Beckinsale mais aussi la jeune et ravissante Kiersey Clemons (Dope, Nos Pires Voisins 2 et prochainement dans Justice League).

Avec The Only Living Boy In New York, Marc Webb signe une nouvelle pépite de drame romantique porté par un jeune comédien très talentueux et charismatique, Callum Turner. Cette réussite laisse espérer que Webb continue sur cette lancée et ce genre qu’il maîtrise assurément.