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Critique : Un raccourci dans le temps d’Ava DuVernay

Voyage of time

Comme la plupart des collégiens, Meg Murry manque d’assurance et tente de trouver sa place. Très intelligente (ses parents sont des scientifiques mondialement connus), elle possède – tout comme son petit frère Charles Wallace – un don rare qu’elle ne n’a pas encore exploité. La disparition inexpliquée de son père va l’amener à faire la connaissance de trois guides – Mme Quidam, Mme Qui, Mme Quiproquo– venues sur Terre pour l’aider à le retrouver. Accompagnés de Calvin, un camarade de classe,  ils trouvent au cours de leur quête un raccourci spatiotemporel les entraînant vers des mondes insoupçonnés sur lesquels règne un personnage maléfique…

Un raccourci dans le temps d’Ava DuVernay est typiquement le genre de film qu’on a terriblement envie d’aimé. Projet ambitieux de Disney avec un budget de plus de 100 millions de dollars, une femme réalisatrice, un film sur de belles valeurs et une adolescente en héroïne. Rien que des éléments qui font rêver. Malheureusement Un raccourci dans le temps n’est pas le grand blockbuster si attendu qui va nous emballer et être glorifié. Une déception pour ce film qui est à réservé exclusivement aux plus jeunes.

Adapté d’un best-seller de Madelein L’engle qui fut un véritable carton aux USA, Un raccourci dans le temps raconte l’histoire de Meg, une adolescente qui a vu son père disparaître sans prévenir du jour au lendemain. Alors qu’on célbre tristement les quatre ans de sa disparition, voilà que débarque dans sa vie, trois magiciennes Elle va alors vivre une aventure à travers différents monde en compagnie de son petit frère et de son ami Calvin. Le tout pour retrouver son père!

Si certaines séquences du film sont assez intéressante (notamment l’introduction réussie), Ava DuVernay n’arrive jamais a emballé son récit. En résulte alors, un long-métrage bavard où on attend que quelque chose se passe à l’écran, en vain. On va donc assister à des longs discours moralisateur d la part des trois magiciennes, ainsi qu’a quelques séquences dans des beaux paysages aux CGI malheureusement assez faible. Beaucoup de couleurs histoire de nous faire croire à une magie qui n’opère malheureusement pas. 

Le scénario tient sur un ticket de métro et passe par beaucoup trop de raccourci. Tout se déroule très vite et il en devient difficile de s’accrocher aux différents personnages qui sont malheureusement insupportable très rapidement malgré un casting réussi. Ecrit notamment par Jennifer Lee, le climax de fin s’avère être un mélange de la fin de la saison 6 de Buffy contre les vampires et de La Reine des Neiges. On regrettera par ailleurs l’absence d’une réelle menace.

Si le moment de la transformation de Reese Witherspoon en salade risque de vous faire hurler de rire, Un raccourci dans le temps possède tout de même un charme à part entière. Et on sent que le film est uniquement destiné aux jeunes entre 8 et 12 ans. les petites filles arriveront même à se trouver une héroïne avec le personnage de Meg incarné par la jeune Storm Reid. Le reste du casting ne possède pas assez de moments forts mais on retiendra les cameo raté de Zach Galifianakis et de Michael Pena qui ont eux aussi du mal à nous donner le sourire. Levi Miller joue un amoureux transit sans importance pour l’histoire. Oprah Winfrey et Mandy Kalling s’en sortent moins bien que Reese Witherspoon dans le rôle des magiciennes. Chris Pine quant à lui cabotine et Gugu Mbatha-Raw est une fois de plus très sous-utilisé. A retenir peut être la performance sympathique mais qui peut devenir agacante pour les adultes du jeune Deric McCabe.

Un raccourci dans le temps est malheureusement un échec. Le film n’est pas aussi extraordinaire qu’on l’aurait souhaité et manque très certainement de rythme et d’un scénario digne de ce nom. On est bien loin du Magicien d’Oz de Sam Raimi. Cependant, il porte un message inspirant pour les une audience plus jeunes et devrait trouver un écho auprès de ce public. A réservé donc aux plus jeunes.