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Critique : Very Bad Dads 2 de Sean Anders

Dad’s Very Bad Dads

Dusty et Brad unissent leurs forces pour donner le meilleur Noël possible aux enfants. Mais un jour, leurs propres pères débarquent, un gros macho et un hyper-émotif, et les vacances se transforment en véritable chaos.

Very Bad Dad premier du nom était la comédie familiale américaine typique. Cela parlait d’une famille recomposée et, un beau jour, Dusty, le père de enfants de la famille revient ce qui va perturber la relation qu’ont les enfants avec leur beau-père, Brad. C’était un peu « qui sera le meilleur père ». A la fin, ils devenaient amis et trouvaient un terrain d’entente. Le film comportait son lot d’humour, de situations rocambolesques pour ne pas dire impossible, et des personnages très typés. Bref, le cocktail fonctionnait bien. Désormais, ce sont les grands-pères qui s’en mêlent. Ils se pointent pour fêter Noël en famille, ce qui n’augure rien de bon.

Ce genre de concept ne peut durer sur plusieurs films. En effet, cela peut marcher pour l’un ou l’autre mais pas beaucoup plus. Le premier abordait la question des enfants dans des familles recomposées et les relations entre parents séparés. Faire une suite avec les grands-pères impliqués, c’est reprendre exactement la même recette. Ce que Dusty, qui voit vivre ses enfants avec une autre figure paternelle, vit dans le premier volet, son père à lui, Kurt, va en être le témoin dans cette suite. C’est une simple translation des thématiques.

Ce qui faisait la réussite du premier film, ce sont les différences de style entre Dusty et Brad, respectivement interprétés par Mark Wahlberg et Will Ferrell. L’un est très viril, un « vrai homme » tandis que l’autre est plutôt une victime, un homme gentil. Et, comme on dit, tel père tel fils. Les grands-pères sont donc comme les pères. Le père de Dusty, interprété par Mel Gibson, va constater une espèce de laxisme. Pour lui, le caractère du Brad aurait déteint sur son fils et l’aurait transformé en mauviette quasiment. Rien à y faire, il ne se fait pas à l’idée de ce « co-parentage ». L’autre grand-père, Don, est quant à lui plutôt excentrique, toujours de bonne humeur, toujours à parler. Difficile de faire plus opposé face au taciturne Mel Gibson.

Outre le fait que les personnages sont bien écrits, il faut donner du crédit au casting. Les choix déjà mais aussi les prestations des acteurs. Will Ferrell face à Mark Wahlberg, c’est très efficace. Mettre Mel Gibson face à John Lithgow, ça l’est tout autant. La posture, le physique, les traits du visages, tout opposé les deux clans et les comédiens font tout pour que cela fonctionne jusqu’au bout.

Parfois ridicule voire stupide, Very Bad Dads 2 est surtout drôle. On rit de bon cœur grâce à l’écriture, qui soigne tant les situations que les dialogues, ainsi qu’au casting qui rend justice au travail des scénaristes. On passe un bon moment devant le film à tel point qu’on en redemanderait presque. Un troisième épisode n’aurait guère de sens mais qui sait, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise ?