Deauville, Deauville 2017, Festivals

Deauville : Jour 2

Après le beau temps, la pluie. Toute la journée, le temps sera gris et la météo accompagnera le choix des films qui m’ont tous plus ou moins déçus. Le premier film sera A ghost story  de David Lowery qui reprend son couple d’acteur des Amants du Texas, Casey Affleck et Rooney Mara. L’alchimie entre les deux fonctionne d’ailleurs très bien. Seulement, le film oscille toujours entre deux niveaux : véritable parti pris de mise en scène hyper audacieux et métaphore assez lourdingue. David Lowery aura tout de même les bullocks de faire un plan fixe de plusieurs minutes sur Rooney Mara qui mange une tarte. Plan qui fut très mal reçu par le public, et pourtant tellement aventureux.

J’ai continué la journée avec la conférence de presse de Jeff Goldblum qui recevra un prix d’honneur lors de la soirée. Très (trop) à l’aise face à une audience, Jeff Goldblum aura passé plus de temps à parler de sa vie personnelle qu’a réellement répondre aux questions mais l’échange fut très agréable. Nous avons donc appris que sa femme est gymnaste et qu’elle a doublé Rihanna dans Valerian et Emma Stone dans Lalaland. Ce qui est, il faut le dire, une information tout à fait importante. La conférence terminé, j’ai profité de mes quelques heures de répits pour ma balader le long des cabines et voir les nouvelles. La question que tout le monde se pose : comment décident-ils de qui va être effacé et remplacé ? Le cinéma est décidément un milieu très difficile.

17h, j’enchaine avec la projection de The Yellow birds d’Alexandre Moors, réalisateur français expatrié aux US, donc le scénario a été écrit par David Lowery, lui encore. Deux jeunes américains font leur service militaire ensemble, pas de bol les deux doivent aller en Syrie. Entre violence de la guerre et stress post traumatique, les choses ne se passeront pas exactement comme ils l’avaient prévu. Le film n’est pas mauvais en soi, mais j’ai détesté son point de vue, très américain, qui au final ne remet pas en cause le combat et déshumanise complètement l’ennemi, l’autre, en se servant d’images chocs qui manipule assez facilement son public.

J’ai décidé aujourd’hui de ne pas assister à la cérémonie ayant déjà vu le film Kidnap. Je suis allé à la place voir 47 meters down de Johannes Roberts qui est un brave film de requin avec des personnages plutôt jolis mais complétement stupides qui passeront l’intégralité du film à chouiner. Heureusement, la dernière scène « sauve » un peu l’ensemble avec un twist tout à fait risible, mais qui se sait ridicule et offre un second degré final tout à fait appréciable.