Deauville, Deauville 2017

Deauville : Jour 3

Premier film de la journée, le premier long-métrage, They, de la jeune réalisatrice d’origine iranienne, Anahita Ghazvinizadeh. Film délicat sur la quête identitaire d’un jeune garçon. L’ensemble bien que très beau a déçu une partie du public de par son rythme assez lent et par ses diversions parfois mal amenées. Cependant l’ensemble était assez bon pour un premier film. Lors de la conférence de presse, la réalisatrice a pu revenir sur ses motivations et sur sa ressemblance avec son personnage car s’il est entre deux sexes, elle se sent entre deux cultures : l’Iran et les USA. Mais nous reviendrons plus particulièrement sur elle un peu plus tard.

J’ai continué la journée avec The rider de Chloe Zhao, second long-métrage qui a déjà reçu le Art Cinema Award de la quinzaine des réalisateurs. Film très original aux plans sans concessions qui narre le destin d’un cow-boy des temps moderne, obligé d’abandonner sa passion à cause d’un accident de rodéo. Le thème ainsi que le traitement très authentique font mouche dans le paysage cinématographique actuel.

J’ai terminé ma journée avec un film que j’attendais tout particulièrement et qui m’a pourtant plutôt déçu : Ingrid goes west de Matt Spicer. Satire des réseaux sociaux, et d’Instagram en particulier, qui dénonce la superficialité et l’artificialité des réseaux sociaux. Le film penche plutôt vers la comédie et arrive à faire rire parfois mais est surtout assez lourd.  Sur la même sujet, il vaut mieux regarder Black Mirror.