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Deauville : Jour 4

On commence à prendre peu à peu nos habitudes : la séance du matin sera un film en compétition. Gook de Justin Chon. Le réalisateur n’a pas pu se déplacer mais a tout de même tenu à nous laisser un petit message vidéo. Touchante attention. Gook est terme péjoratif pour parler d’un asiatique, mais en coréen cela veut également dire « Pays ». A Los Angeles, en 1992, donc en plein pendant les émeutes, deux frères d’origine coréenne tiennent une boutique de chaussure léguée par leur père. Tous les jours, Kamilla, jeune afro-américaine, préfère squatter leur boutique plutôt que d’aller à l’école. Leur improbable amitié et le climat de tension et de racisme de l’époque vont pourtant amener un drame. L’image en beau noir et blanc et le ton un peu décalé offre un film à la fois original et touchant.

Le second film de la journée sera ma plus grosse déception du festival. J’ai même somnolé lors de la projection. Brooklyn Yiddish (Joshua Z Weinstein) situe son action dans une communauté juive très stricte. Menashe, veuf depuis un an, a perdu la garde de son fils car le rabbin considère qu’il n’est pas apte à se charger de son éducation tout seul. Il essayera donc de se battre pour le récupérer. L’idée de base est intéressante, mais le traitement très lent et répétitif rend le film assez soporifique.

Le reste de la journée sera sous le signe de la comédie, et cela fait plutôt du bien. La première sera The last word (ou Adorables ennemies mais je trouve le titre français très moche et sans aucun rapport avec le film) de Mark Pellington. Au casting, Shirley Maclaine et Amanda Seyfried dans une relation à la Diable s’habille en Prada. Ce n’est pas très original mais efficace et la bande-son est plutôt sympa.

Dernière séance de la journée, avant-première du film The wilde wedding en présence de son réalisateur Damian Harris. Une histoire de mariage, avec des couples qui se font et se défont et des histoires un peu folles qui arrivent dans la nuit. Au casting, Glenn Close et John Malkovich, entre autre. C’est brouillon pas forcément toujours de très bon gout, mais je ne sais pas pourquoi il m’a bien plu tout de même.