Etrange 2016, Festivals

Etrange Festival 2016 : Jour 12, palmarès et bilan

Les 12 jours de l’Etrange.

Affiche de l’Etrange Festival 2016

Ce dimanche 18 septembre, la 22ème édition de l’Etrange Festival a tiré son rideau après 12 jours de folie. Nous tenons particulièrement à remercier l’équipe du Forum des images et l’équipe du festival pour avoir contribué à ces moments de bonheur. Nous remercions également le service presse du festival pour sa confiance ainsi que pour les interviews obtenus (qui arrivent au compte-goutte sur le site). Mais avant de sortir les mouchoirs et de retourner dans la bien triste et banale réalité, nous revenons sur cette dernière journée.

La rythme s’était calmé, d’une première part parce que nous avions déjà vu un bon nombre de films proposés, d’une seconde part parce que la fatigue et le manque de temps a parfois un peu empiété sur nos grandes ambitions. Nous avons néanmoins découvert le très attendu Grave, un film français de Julia Ducourneau, avec une jeune fille un peu trop portée sur la viande (humaine), qui déjà fait parler de lui sur la Croisette (la Semaine de la Critique) et à Toronto, puis The Marriage of Reason & Squalor, après une soirée de clôture et les deux court-métrages gagnants.

Grave

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

L’avis de Manon : Le défaut de Grave c’est d’avoir été survendu lors de ses passages en festivals. Reste un très très bon film d’horreur teinté par les expérimentations de l’entrée dans l’âge adulte et quelques jolies métaphores. Le gore est calculé pour être à la fois minimum et insupportable, grâce à quelques images frappantes. On est heureux de voir qu’un film français peut être aussi original et de qualité à la fois et on espère que son succès ouvrira la voie.

L’avis d’Ilan : Oh que le cinéma français peut être fier. La pépite  est bien là ! Monstrueux, grandiose, malsain, insupportable, Grave nous fait passer par toutes les émotions . Un film choc, violent comme ça fait longtemps qu’on en a pas eu en France. Une mise en scène incroyable, un jeu d’actrices éblouissant, le cinéma d’horreur à n nouveau visage et il est traumatisant !

The Marriage of Reason & Squalor

L’avis de Manon : Je suis restée très sceptique devant ce film dont seulement quelques minutes sur la fin ont su éveiller mon intérêt par une certaine beauté mélancolique. L’actrice principale est toute mignonne et touchante mais le reste a été extrêmement difficile à avaler. Le côté carton pâte peut s’expliquer sans problème par les partis pris du film pour démontrer l’onirisme mais l’absence total de rythme et de sens (ou du moins relativement incompréhensible) au trois quart de l’oeuvre ont rendu l’expérience très longue, pour ne pas dire interminable.

L’avis d’Ilan : Comment peut-on oser mettre ça en clotûre? Rendez-nous Baahubali ! Ici, on a le droit a un film interminable de 80 minutes, on s’ennuie, personne ne croit en ce qu’il se passe. Même Alejandro Jodorowsky a quitté la salle en plein milieu. C’est laid, mal joué, sans queue ni tête . Un enfer !

Le palmarès : 

Prix du court-métrage :

Stunk, une petite comédie qui prouve qu’on ne doit pas se disputer avec son ou sa conjointe lorsqu’on vient d’avoir un accident de voiture et qu’on est bloqué la tête à l’envers.

Strangers of the night, une comédie fantastique aux allures baroques, sur un homme qui doit séduire un fantôme pour qu’il ne tue pas sa grand-mère. Original, drôle et touchant.

Prix nouveau genre : 

Jeeg Robot

Headshot

Prix du public :

Poésie sans fin (Poesia sin fin)

Notre bilan personnel du festival : 

Manon : Mes trois coups de coeur sont Transfiguration, Psiconautas et Antiporno – j’avais déjà vu le génial Poésie sans fin aux rattrapages de Cannes. Le film d’Escalante, La Région Sauvage, vaut également le détour et les comédie étaient, pour la plupart, très satisfaisantes puisque j’ai beaucoup ri pendant ce festival. Mention spéciale au chat hibou de Patchwork et au rat qui vole sur la mouette de Bad Cat. Cet Etrange était également marqué par  des films de genre pilotées par des français, une jolie co-production franco américaine, Sam was here, ainsi que le très bon franco-belge Grave.

Ilan : Pour ce bilan personnel, je dois dire que je suis plutôt satisfait. Si je n’ai pas reçu de grosse claque et de gros coup de cœur, je ne retiens pas vraiment de mauvais films. Le tout était assez homogène . Bien évidemment, je ne pourrait que trop vous conseillez les excellents Détour, Jeeg Robot, Headshot et The Tenants downstairs. Et bien évidemment, Grave, le film d’horreur français absolument sensationnel ! Un festival de qualité donc pour cette année et très envie d’être à l’année prochaine !!!