Etrange 2016, Festivals

Etrange Festival 2016 : Jour 3

Étrange journée n°3.

Affiche de l'Etrange Festival 2016
Affiche de l’Etrange Festival 2016

On apprend, dès le matin, qu’il n’y a plus de places pour Dark Circus et Baby Bump, petit mouvement de panique, comment va-t-on faire, doit-on revoir nos plannings ? Finalement, en nous présentant à la caisse, nous avons pu obtenir les précieux et commencer nos après-midi respectives avec le sourire. Manon a attaqué Sam Was Here, une production française bien que tournée (en deux semaines) aux US et en langue anglaise, Ilan a démarré sa journée un peu plus tard avec Poésie sans fin, le dernier Jodorowsky.

Sam Was Here de Christophe Deroo

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Perdu au fin fond du désert californien, un démarcheur cherche de nouveaux clients en passant de village en village. En vain. Alors que sa voiture tombe en panne et qu’un tueur rôde dans la région, il va découvrir l’hostilité de la population locale et
sombrer peu à peu dans la paranoïa…

L’avis de Manon : Le film est d’une telle propreté technique que je soupçonne l’équipe d’avoir soit menti sur la durée du tournage, soit énormément répété avant. Dans tous les cas, Sam Was Here reste une excellente découverte, axée sur l’idée du bouc émissaire. L’intrigue se dévoile au compte-goutte, la mise en scène accentue l’angoisse provoquée par les situations dans lesquelles Sam se retrouve, l’ambiance et le propos – sans ne jamais tomber dans le jumpscare facile (ce cancer du film d’horreur actuel…). On note également une musique particulièrement chouette mais on ne vous en dit pas encore plus puisqu’une critique complète du film est à venir ! En attendant, ne ratez pas la seconde diffusion.

Deuxième et troisième diffusion le 14 à 19h30 et le 16 à 19h45.

Interchange de Dain Iskandar Said

Un détective et un photographe de la police criminelle s’associent pour aider à résoudre une affaire des plus singulières : des meurtres tellement violents qu’ils déclenchent chez le photographe une série de visions cauchemardesques…

L’avis de Manon : Une histoire de créatures fantastiques malaisiennes qui souffre d’un manque de rythme (et rappelle parfois un peu trop Twilight – sans romance ridicule). Le final reste néanmoins réussi.

Seconde diffusion le 12 à 15h30

Poésie sans fin d’Alejandro Jodorowsky

Dans le Chili des années 40 et 50, “Alexandrito” grandit et décide de refuser le destin que lui imposent ses parents : il ne sera pas médecin mais poète.

L’avis d’Ilan : Alejandro Jodorowsky est venu présenter son film et il est peu dire que le Monsieur est très en forme avant sa conférence de samedi à laquelle nous ne pourrons malheureusement pas assister vu que c’est déjà complet. Poesie sans fin, son nouveau film qui sortira en salles le 5 octobre est un véritable bijou. Une oeuvre d’art rare comme on n’en fait plus au cinéma. La liberté prime partout, Jodorowsky faisant tout ce qu’il veut dans son film. S’il peut paraître parfois assez long lors de certaines séquences, la beauté visuelle et le génie de son réalisateur transpirent à chaque plan. A la fin on sait que l’ont vient de voir quelque chose de totalement unique et c’est grandiose.

L’avis de Manon : Vous pouvez retrouver la critique de Manon en cliquant ici 

Seconde diffusion le 17 à 16h45

Dark Circus de Julia Ostertag

À vingt ans, Johanna s’ennuie profondément dans son quotidien. Le jour où elle est renvoyée de son travail, elle commence à être prise de visions fantasmagoriques, et pénètre peu à peu dans un univers parallèle peuplé de personnages bizarres et de rites occultes…

L’avis de Manon : Par ses thèmes et son approche directe de la souffrance mentale comme physique, Dark Circus sort totalement des sentiers battus et on peut féliciter la réalisatrice d’avoir eu le courage et l’ambition nécessaire pour le mener à bien. Il est évident qu’il s’agit d’une oeuvre très personnelle, réalisée avec de vraies scènes BDSM, tournées en clubs. Néanmoins, il souffre d’une grosse faiblesse cinématographique, avec un montage de fondus enchaînés et quelques filtres sépias à prohiber. Le film peine à trouver son ton, son esthétique et délaisse un peu son spectateur. L’expérimentation onirique n’est pas des plus réussies.

Seconde diffusion le 12 à 22h15

Un interview de Julia Ostertag est à venir sur Cinephilia !

Baby Bump de Kuba Czekaj

Le jeune Mickey House a bien du mal à comprendre les métamorphoses qui s’opèrent en lui. Ses oreilles grandissent, il ressent des sensations nouvelles, ne voit plus sa mère et son entourage de la même façon et la réalité se trouble de plus en plus…

L’avis de Manon : Difficile de trouver les bons mots pour exprimer la perplexité que j’ai ressentie devant ce film… Baby Bump ose absolument tout et même le plus sale pour retranscrire au mieux le malaise adolescent, ce qui est absolument génial. Pourtant les scènes répétitives deviennent vite gênantes puis ennuyeuses, le ton totalement barré perd un peu son spectateur. L’oeuvre a quelques bonnes idées mais le format du long-métrage n’est peut-être pas ce qui lui convient le mieux.

L’avis d’Ilan : Je vais pas vous mentir, je suis parti au bout de 20 minutes. Insupportable voix off de souris, ce premier film polonais se veut trop original en mélangeant tout pleins de choses. pas vraiment l’impression de voir un film mais plusieurs séquences d’une même histoire.

Seconde diffusion le 14 à 22h15