Etrange 2016, Festivals

Etrange Festival 2016 – Jour 8

L’étrange Festival continue !

Affiche de l'Etrange Festival 2016
Affiche de l’Etrange Festival 2016

Malgré notre fatigue grandissante, il nous reste encore quelques films de la compétition à découvrir. Nous sommes donc repartis, avec enthousiasme et avec après un petit café, découvrir des oeuvres étranges au Forum des images. Bilan de cette huitième journée :

Sam Was Here:

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Perdu au fin fond du désert californien, un démarcheur cherche de nouveaux clients en passant de village en village. En vain. Alors que sa voiture tombe en panne et qu’un tueur rôde dans la région, il va découvrir l’hostilité de la population locale et
sombrer peu à peu dans la paranoïa…

L’avis d’Ilan : Difficile de digérer ce film. Il m’a beaucoup fait penser dans un sens à Memento de Christopher Nolan. Le film est une sorte de cauchemar, entre hallucination et purgatoire il interroge beaucoup mais reste un thriller très efficace. Surtout qu’il bénéficie d’une prouesse technique. Tourné en 12 jours dans des conditions pas évidente, le film démontre tout le talent de son équipe et c’est très louable.

L’avis de Manon ici. 

Nous avons deux bonnes nouvelles pour vous : une rencontre avec l’équipe du film et nos envoyés spéciaux à l’Etrange est prévue pour très bientôt et Sam was here repasse encore le 16 à 19h45.

Jeeg Robot 

Poursuivi par les forces de l’ordre à Rome, Enzo Ceccotti, un voyou sans envergure, plonge dans le Tibre et est contaminé par des substances radioactives. Le lendemain, il découvre qu’il a développé des pouvoirs surhumains. Ne serait-il pas l’incarnation du superhéros nippon Jeeg Robot, comme le pense la jolie Alessia ?

L’avis de Manon : Jolie surprise ce Jeeg Robot, un film de superhéros italien il fait une proposition honnête, à la hauteur de ses moyens, avec ambition mais sans prétention. L’oeuvre se tisse sa propose identité et reste plutôt bien faite et sympathique à regarder, jouant davantage sur la psychologique du personnage et les rebondissement scénaristiques (c’est souvent du déjà vu mais ça fonctionne toujours) que sur l’action, contournant avec brio les limites budgétaires – certaines productions Hollywoodiennes ne devraient plus faire les fières. Un film qui fait plaisir à voir.

Retrouvez l’avis d’Ilan ici.

Officer Downe

L’avis de Manon : Difficile de trouver Officer Downe convaincant, la réalisation épileptique ne parvient qu’à être extrêmement brouillon, le scénario est particulièrement plat, les pistes de réflexion ne sont jamais utilisées, la photographie est assez laide, le rythme lassant et l’oeuvre ne semble posséder aucun recul sur elle-même et ne tente pas assez souvent l’humour. Si l’officier Downe est par ailleurs très bien, on ne le voit pas assez souvent et on oublie vite l’ombre de sa présence qui est censé planer sur le film. On ignore quels sont les accidents de production qui ont pu conduire à un résultat si catastrophique mais Officer Downe reste ma plus grande déception du festival.

Alipato 

L’avis de Manon : En 2025, les enfants d’un bidonville ont déjà monté un gang, ils tuent, parlent de sexe, sont livrés à eux-même sur un tas d’immondices. Ils sont grouillants, perdus et leur absence totale de repères justifie l’inexcusable. Alipato, entre rap et poésie, part d’un bon concept en mettant en scène la misère humaine, mettant le doigt sur quelques points un peu perturbants comme l’origine de la violence et propose quelques idées de gestion de la lumière intéressante mais le film est beaucoup, beaucoup trop long. Le long-métrage aurait gagné à devenir un court, ici on subit plus qu’on ne réfléchit, les scènes répétitives n’amènent que lassitude d’autant plus que l’oeuvre se contemple parfois (voir souvent) elle-même.