Etrange 2016, Festivals

Étrange Festival : Jour 11

L’avant-dernier jour de l’Etrange.

Affiche de l'Etrange Festival 2016
Affiche de l’Etrange Festival 2016

Le rythme est moins soutenu à présent, à l’Etrange. La fin approche et nous sommes aussi tristes qu’impatients de découvrir enfin Grave, le film encensé de Julia Ducourneau, diffusé juste avant la clôture. En attendant, Manon a choisi d’occuper cette avant-dernière journée avec un film de la carte blanche à Jaz Coleman, L’île du Docteur Moreau, suivi de l’avant-première de Blair Witch. Ilan a, de son côté, rattrapé Pet.

L’Île du Docteur Moreau (1932)

iledudoc

L’avis de Manon : Décidément, après La Dernière vague, je peux m’estimer satisfaite des choix de Jaz Coleman ! L’île du Docteur Moreau, a conservé un certain malaise face aux idées d’hybridation, de la définition de l’Homme ou encore de la supériorité du Docteur Moreau qui tente d’avoir la nature à ses pieds. Le film a beau dater, il n’a pas vraiment vieilli et possède toujours de beaux intérêts de lecture aujourd’hui encore. Il est par ailleurs plutôt bien fait, avec des péripéties totalement théâtrale mais je n’ai pas pu m’empêcher de frissonner à un ou deux moments.

Pet

Seth, trentenaire maladroit et inquiétant, tente de séduire Holly, une serveuse, mais échoue lamentablement. De plus en plus obsédé par la jeune fille, Seth kidnappe Holly et l’enferme dans une cage au refuge animalier où il travaille.

L’avis d’Ilan : Pet est le petit nanar de la compétition, le genre de film qui se prend au sérieux alors qu’il est complètement ridicule. Non, on ne s’ennuie pas devant Pet et le twist du film est même sympathique et surprenant mais ça ne révolutionne rien et n’aboutit jamais vraiment. Reste un casting sympa avec Dominic Monaghan et la belle Ksenia Solo.

Blair Witch

17 ans après la disparition de sa soeur, James se rend avec des amis pour enquêter dans la mystérieuse forêt des Black Hills…

L’avis de Manon : Cette suite officielle, toujours en found footage, est basique : ni excellente, ni totalement à jeter. La mise en scène est souvent astucieuse, la scène finale a le mérite de suffisamment prendre son temps mais les personnages disposent de la stupidité propre à n’importe quels jeunes héros de slashers, rendant quelques péripéties un peu faciles et l’ensemble très convenu. Si les jumpscares sont heureusement limités, Quant au sound design, il se perd dans une bouillie sonore qui à force d’en faire trop oublie d’effrayer. On reste sur notre faim et on ne détient certainement pas le film d’horreur de l’année mais il reste sympathique à regarder pour frissonner sans trop prendre de risques.