Etrange 2016, Festivals

Etrange Festival : Jour 7

Du mignon creepy, des djinns, des sirènes et une balle dans la tête.

Affiche de l'Etrange Festival 2016
Affiche de l’Etrange Festival 2016

Grosse journée à l’étrange festival. Alors qu’on atteint déjà la première semaine, la fatigue commence à se montrer mais nous sommes toujours à fond devant les films. On commence cette journée par une interview du réalisateur Marcus Dunstan pour son nouveau film The Neighbor. Le réalisateur est absolument surexcité mais surtout quelqu’un de très gentil, passionné et passionnant. Trente minutes d’éclate à discuter avec lui, on revient notamment sur sa filmographie mais le réalisateur nous parle aussi de l’adaptation cinéma de God Of War. On vous met ça très vite à disposition et vous ne le regretterez pas !

Crédit photo : Manon Franken
Crédit photo : Manon Franken

Under the shadow :

1988. Voilà huit ans que Téhéran est victime des bombardements dans le conflit qui oppose l’Iran à l’Irak. Après le départ de son mari au combat, Shideh élève seule sa fille Dorsa. Mais quand le toit de l’appartement est traversé par un missile qui n’explose miraculeusement pas, c’est le début de phénomènes surnaturels…

L’avis de Manon : Un petit film d’horreur qui ne transcende rien et sombre dans la facilité du jumpscares mais ceux-ci sont presque accessoires puisque c’est bel et bien l’ambiance qui effraie. La relation mère/fille s’avère par ailleurs assez émouvante, les acteurs toujours très justes et le poids de la guerre comme des interdictions imposées à la femme en Iran soulignent davantage la terreur et la symbolise même. La mise en scène est tout à fait correcte, apportant même quelques idées et jouant à merveille avec son décor et les mouvements des personnages. Under the shadow reste très classique, avec quelques facilités mais s’avère aussi réussi : on frissonne sur ce propos plus intelligent qu’une simple histoire de djinns, on peut donc estimer en avoir pour son argent.

Rediffusion le 18 septembre à 19h00.

The Lure:

Srebrna et Zwota, deux sœurs sirènes, émergent d’un fleuve sombre et décident de se fondre parmi les humains. Travaillant comme danseuses dans une boîte de nuit, elles vont être confrontées à l’amour et à l’attrait du sang…

L’avis de Manon : J’attendais The Lure depuis longtemps aussi ce fut une petite déception bien que le film ne soit en rien une catastrophe. C’est même plutôt sympathique, La Petite Sirène d’Andersen est revisitée à travers deux jeunes filles (très bien interprétées) aux allures enfantines qui se distingueront ensuite par leur cruauté, propre à leur nature de ces créatures marines. L’une tombe amoureuse, l’autre refuse de s’abaisser au niveau des humains, esthétiquement c’est très coloré et agréable à regarder, même si le côté « comédie musicale » est parfois un peu lassant. Le gros défaut de The Lure c’est de ne pas exploiter à fond son immense potentiel et de devenir bordélique au fil du temps, peut-être parce qu’il se perd dans ses explorations de forme, délaissant son fond. Mais c’est au moins un film qui a de l’idée, avec un subtil féminisme sur les bords.

L’avis d’Ilan : Retrouvez mon avis en cliquant ici 

Psiconautas:

https://www.youtube.com/watch?v=4HeRwcDxCbI

La vie reprend peu à peu sur une île quelques années après une catastrophe nucléaire. Alors que Birdboy n’arrive pas à se remettre de la disparition de son père, Dinky et ses amis tentent de trouver une solution pour quitter à jamais cette île.

L’avis de Manon : Attention, coup de cœur. Conte triste, film choral mettant en scène différents personnages qui tentent de survivre dans un monde hostile, Psiconautas est sombre, désespéré mais en rien lassant. Les rapports « humains » (remplacés par des animaux) sont souvent aussi cruels que compréhensibles, victime de la dure loi de la survie, de ce fait on assiste à des premières idées toujours très fines et intelligentes. C’est au milieu de ce désespoir que pointent quelques touches d’émotions, issues d’un geste tendre ou encore d’un élément particulièrement mignon et comique qui vise à faire fondre, malgré son aspect généralement absurde. Psiconautas est une petite merveille qui doit sortir en salles, c’est un ordre.

L’avis d’Ilan : Psiconautas risque de vous mettre le moral à zéro. Petit conte cauchemardesque sur les conséquences d’une attaque nucléaire, le film est une réussite visuellement. Regorgeant de beaucoup d’idées tout le long du film (notamment celui du réveil qui risque de vous faire rire), le film surprend et ne déçoit pas. Cependant le rythme du film risque de vous faire décrocher mais je pense sincèrement que c’est un film qui mérite d’être vu pour ses qualités techniques et scénaristiques. Puis Birdboy est très mignon.

Rediffusion le 18 septembre à 14h30.

Headshot:

Blessé, Ismaël se réveille à l’hôpital. Amnésique, il va être soigné par Ailine, une étudiante en médecine. Mais cette dernière est enlevée, et Ismaël fera tout pour la retrouver.

L’avis de Manon : L’histoire n’a aucune originalité, aucune surprise et accumule les clichés mais ce n’est pas vraiment un film qui se repose sur son scénario. Si les combats sont toujours un peu grossiers, ils restent néanmoins énergiques et jubilatoires, ce qui évite plutôt bien l’ennui.

L’avis d’Ilan : On l’attendait avec impatience ce nouveau film des Mo Brothers. Et on n’a pas été déçu. C’est la claque du festival pour le moment. Un film d’action pur et dur dans la lignée de The Raid. Des scènes de combats bluffante, une histoire aussi simpliste que dans The Raid mais avec un interet en plus peut être. On ne s’ennuie pas une seconde, la dernière étant un condensé de 5 combats différents dans des décors tout aussi différent comme si nous étions dans un jeu vidéo et que chaque adversaire est plus fort. Bref on a surkiffé, on a pris notre pied, on vous le recommande vivement si vous aimez les films d’action avec des combats !

Rediffusion le 17 à 21h30.