Festivals, FIFF 2015

FIFF 2015 Jours 1 & 2

Le Festival International du Film Francophone, c’est parti !

Comme chaque année, Cinephilia se rend au Festival International du Film Francophone de Namur. Le FIFF met donc le cinéma de toute la francophonie à l’honneur. Avec une équipe de 3 personnes, Cinephilia va tenter de vous rapporter au mieux l’ambiance du festival, les films qui y seront vus et les personnalités rencontrées.

Le début fut assez calme. Nous avons rattrapé Un Début Prometteur d’Emma Luchini et Mon Roi de Maïwenn. Ces deux oeuvres faisaient assez peur. Tous deux ont eu des critiques assez épouvantables mais, au final, les catastrophes annoncées n’ont pas eu lieu.

Emma Luchini signe un film assez inabouti et brouillon mais plein de bonne volonté. Adapté d’un roman de Nicolas Rey, le compagnon de Luchini, l’histoire tient la route pendant 2 bons tiers du film avant de se perdre vers la fin. Le casting est plutôt bon où on retrouve un Manu Payet étonnant et un Fabrice Luchini qui sort un peu de son numéro habituel. Vous pouvez retrouver un avis complet ici.

Extrait d'Un Début Prometteur, d'Emma Luchini (2015)
Extrait d’Un Début Prometteur, d’Emma Luchini (2015)

Ensuite, Mon Roi de Maïwenn. Notre avis suite à la projection cannoise du film est disponible ici. Quant à cette vision, l’avis diffère un peu. C’est assez classique sur sa forme, pervers, avec un casting au top. Vincent Cassel fait du Cassel et Emmanuelle Bercot est superbe. Son prix d’interprétation cannois est amplement mérité et, allons plus loin, elle aurait du l’avoir seule et non pas ex-aequo avec Ronney Mara qui est loin d’être mauvaise dans Carol de Todd Haynes.

Extrait de Mon Roi, de Maïwenn (2015)
Extrait de Mon Roi, de Maïwenn (2015)

L’après-midi, nous avons rencontré Antoine Cuypers, un habitué du FIFF (membre du Jury Cantillon en 2002, il a ensuite encadré ce même jury à deux reprises) et le chanteur flamand Arno, qui venaient présenter Préjudice, le film d’ouverture du festival. Pour son premier long-métrage, un huis-clos familial insidieusement dérangeant, le réalisateur belge a pu compter sur la présence de l’excellente Nathalie Baye. L’actrice y incarne la mère d’une fratrie de trois enfants, qui tente, tant bien que mal, de maintenir un semblant d’unité familiale. Des secrets, des non-dits, de la rancœur aussi, empoisonnent depuis des années les relations des uns et des autres. Alors que tout le monde est réuni pour l’annonce de la grossesse de la sœur ainée, Cédric, le petit dernier, va tenter de montrer à tous le préjudice dont il se sent victime depuis sa naissance.

Extrait de Préjudice, d'Antoine Cuypers (2015)
Extrait de Préjudice, d’Antoine Cuypers (2016)

Le lendemain, nous avons débuté la journée par un film québécois : Paul à Québec. Le métrage traite de la maladie. Un grand-père de famille a un cancer et on va voir la réaction de sa famille et comment celle-ci va le soutenir dans cette épreuve. N’allez cependant pas penser que c’est larmoyant et guimauve. Il y a beaucoup d’humour, de poésie, de tendresse. C’est une jolie réussite. Nous essaierons de vous proposer une critique complète dans la mesure du possible.

Extrait de Paul à Québec, de François Bouvier (2015)
Extrait de Paul à Québec, de François Bouvier (2015)

Ensuite, Elise a enchaîné avec Ni Le Ciel, Ni La Terre de Clément Cogitore, avec Jérémie Rénier et Kévin Azaïs en militaires chargés de surveiller une vallée reculée en Afghanistan. Alors que le secteur est censé être sécurisé, des soldats disparaissent mystérieusement pendant la nuit. Ils interrogent les autochtones, des bergers des montagnes, sans succès. La paranoïa s’empare alors de ces hommes, perdus loin de leur pays et de ceux qu’ils aiment. Sur papier, le film semblait intéressant. Sur l’écran, il déçoit. On ne perçoit pas bien où le réalisateur voulait en venir (le sait-il lui-même?). Si la mise en situation, dans ce territoire hostile et désertique est bien orchestrée, l’arrivée d’une dimension plus mystique décontenance dans le mauvais sens du terme. En résulte un côté brouillon et confus.

Extrait de Ni le Ciel Ni la Terre, de Clément Cogitore (2015)
Extrait de Ni le Ciel Ni la Terre, de Clément Cogitore (2015)

Enfin, nous avons fait quelques interviews. Pendant qu’Elise rencontrait Louise Bourgoin pour Je Suis Un Soldat, Sophie et moi rencontrions Emma Luchini et Manu Payet pour Un Début Prometteur. Ces interviews, très agréables, seront disponibles le plus tôt possible.

Le soir, une session de karaoké de chansons entendues dans des films francophones était organisée. Cela a donné l’occasion au public de voir Olivier Gourmet chanter Siffler sur la Colline de Joe Dassin, chanson que Gourmet chantait avec Jérémie Rénier dans La Promesse des frères Dardenne. Après le karaoké, il y avait une soirée où l’on a pu apercevoir différentes personnalités comme Frédéric Diefenthal, Camélia Jordana, Emma Luchini ou bien encore Manu Payet. La suite demain !