Focus Sagas

Focus Sagas: Resident Evil Afterlife de Paul W. S. Anderson

Prison Break 

Dans un monde ravagé par un virus, transformant ses victimes en morts-vivants, Alice continue sa lutte à mort avec Umbrella Corporation. Elle poursuit son voyage à la recherche de survivants et d’un lieu sûr où les mener.
Cette quête les mène à Los Angeles mais ils constatent très vite que la ville est infestée par des milliers de morts-vivants. Alice et ses compagnons (dont un vieil ami inattendu) sont sur le point de tomber dans un piège d’Umbrella.

Paul W. S. Anderson reprend en main la saga qu’il avait initiée huit ans plus tôt dans ce quatrième opus. Et encore une fois l’épisode proposé adopte un style différent. Qui plus est, car il s’agit d’un épisode conçu spécialement pour la 3D, qui venait de faire son apparition à l’époque. Un résultat en demi-teinte, mais suffisamment efficace.

Dans ce quatrième volet, Alice est à la recherche d’un lieu sûr pour protéger les survivants du virus. Son voyage l’emmène à Los Angeles, dans une prison où elle retrouve Claire Redfield qui était partie avec le groupe des survivants de Resident Evil Extinction à la recherche d’Arcadia.

Avec le retour de Paul W. S. Anderson à la réalisation, Resident Evil redevient une grosse série B remplie de slow motion, aux scènes d’action assez pauvres et incohérentes. Mais surtout l’on revient à une histoire où Alice est filmée sur tous les plans. On ressent l’amour total que porte le réalisateur à sa femme Milla Jovovich et cela impacte beaucoup l’histoire et les personnages secondaires. Un peu comme c’était déjà le cas du premier opus.

Après une  longue introduction en slow motion où Alice défonce à peu près tout ce qui bouge au Japon, dans des scènes aux acrobaties assez kitsch, on reprend le fil de l’histoire et on débarque dans la prison pour reprendre une forme de huis clos. L’idée est en soi intéressante et divertissante. En effet, le groupe de survivant est bloqué par des hordes de zombies autour de la prison et ne peut donc pas s’enfuir. Malheureusement, le film n’applique jamais le concept du survivor et se perd dans des dialogues déjà-vus et des personnages stéréotypés, notamment celui de Kim Coates mais aussi inutile.

Bien évidemment le film possède un atout choc avec le mystère autour d’un personnage emprisonné avec celui de Wentworth Miller, superstar de Prison Break  à l’époque. C’est d’ailleurs un joli clin d’oeil de faire mettre ce personnage en prison et qu’il soit le seul à pouvoir faire évader tout le monde. Malheureusement ça ne fonctionne jamais, la faute à un scénario trop gentil et vide. L’acteur interprète Chris Redfield, un personnage important du jeu vidéo et aussi le frère de Claire (Ali Larter) qu’elle recherche depuis toujours. Mais comme elle a perdu la mémoire, elle ne s’en souvient plus. Et c’est là le défaut de Resident Evil. Le film ne donne jamais satisfaction au niveau du fan service et se contente simplement de montrer les personnages sans donner un background et une puissance émotionnelle.

Reste que Resident Evil Afterlife possède de jolis effets, une scène de combat dans les douches assez jubilatoire et un combat final face à Wesker assez sympathique. Fait pour la 3D à l’époque, le film ne reste finalement qu’un prétexte et un gadget et manque clairement d’ambition. Si la saga reste un gros plaisir coupable, on regrette de voir tant de potentiel jeté à la poubelle au profit d’un scénario pas assez travaillé et un manque de moyen évident. Mais qu’importe avec peu de moyen, la saga fait un profit assez conséquent!

Ilan Arfi