Focus Sagas

Focus Sagas : Resident Evil Apocalypse de Alexander Witt

Un second volet plus ambitieux et mieux maîtrisé pour Resident Evil!

Alice a survécu à l’effroyable cauchemar qui a dévasté le complexe scientifique ultra-secret d’Umbrella Corporation, mais elle n’est pas la seule à en être ressortie…
Un virus mortel s’est abattu sur la ville de Raccoon et rien ne semble pouvoir lui échapper. Avec un groupe de survivants, Alice, dont le métabolisme a mystérieusement été modifié, doit affronter le pire. Certes, elle a gagné de nouveaux pouvoirs, elle est plus puissante, ses sens sont surmultipliés et sa dextérité est hallucinante, mais ça ne sera pas forcément suffisant… Elle est rejointe dans son combat par Jill Valentine, un ancien membre des forces spéciales d’Umbrella.
Ensemble, elles vont tenter de résoudre les énigmes et faire face à une force maléfique, un ennemi absolu lancé sur leurs traces. Son nom ? Némésis. Son but ? Éliminer toute vie. Cette fois, s’échapper ne suffira pas. Il va falloir affronter…

Après un premier volet décevant, Resident Evil revient avec un second volet plus ambitieux et plus respectueux de l’oeuvre originale. Plus de budget, un scénario plus abouti et plus intéressant. Apocalypse nous offre enfin un Resident Evil digne de ce nom et fait passer son prédécesseur pour un film ringard.

Si le film reprend là où s’était achevé le premier épisode, c’est-à-dire à Racoon City, il raconte une histoire assez différente et au final assez standalone. Seule la présence d’Alice (toujours interprétée par Milla Jovovich) et son background sont là pour nous rappeler qu’il s’agit d’une suite. Car en fin de compte, Resident Evil Apocalypse est assez standalone voir plus puisqu’Alice n’est ici pas l’héroïne du film contrairement à ce qu’on pourrait croire.

Adaptant librement l’histoire de Resident Evil 3: Nemesis, Apocalypse prend le contre-pied et surprend. Déjà grâce à son héroïne principale qui est Jill Valentine. Interprétée par la ravissante Sienna Guillory, elle surplombe littéralement le personnage d’Alice. Plus attachante et plus bad-ass d’entrée de jeu, son histoire nous captive beaucoup plus. Dès sa première scène dans le commissariat, elle nous scotch.

Resident Evil Apocalypse nous offre enfin ce qu’on demande. Une invasion de zombies et des combats entre eux et les humains avec un complot gouvernemental en fond. Et il faut dire qu’il envoie du lourd. Déjà par son grand méchant, Nemesis, une sorte de zombie génétiquement modifié surhumain et armé jusqu’aux dents, qui nous rappelle parfois un Terminator version zombie.

A la réalisation, exit Paul W. S. Anderson et bonjour Alexander Witt. Son nom ne vous dit peut-être rien car Resident Evil Apocalypse est son seul film en tant que réalisateur mais le monsieur a du métier, il a notamment opéré en tant que réalisateur de seconde équipe sur les films de Ridley Scott mais aussi sur des films comme Skyfall, Spectre, Casino Royale ou encore X-Men le commencement. Si les scènes d’action peuvent être décevantes à cause d’un nombre de cuts qui gâchent la visibilité, le monsieur nous livre la commande attendue et on prend un plaisir fou. Notamment lors du combat face à Nemesis, mais aussi lors de la scène culte de l’église.

Avec des personnages secondaires plus intéressants, le fait de faire passer Alice au second plan au détriment du personnage de Jill Valentine, Resident Evil Apocalypse surprend de bonne manière. Encore plus lorsqu’il décide de faire de la menace zombie et l’invasion le premier intérêt du film qui se transforme petit à petit en mission de sauvetage. Avec un rythme effréné, on ne s’ennuie jamais et on prend un véritable plaisir. Apocalypse s’impose comme l’un des meilleurs films de zombies de ces dernières années.

Ilan Arfi