Focus Sagas

Focus Sagas : Resident Evil de Paul W. S. Anderson

L’adaptation cinéma du jeu vidéo culte! 

Dans un immense laboratoire souterrain, ont lieu des recherches ultras secrètes, supervisées par des centaines de scientifiques. Lorsque l’alarme retentit, tout le monde croit à une simple simulation d’évacuation. Mais bientôt, l’horreur les rattrape. Un virus hautement mortel se propage à un rythme effréné dans les couloirs : en quelques minutes, il met fin à toute vie humaine. Au même moment, Alice se réveille dans un somptueux manoir. Ignorant comment elle a pu atterrir là, elle fait la rencontre de Matt, un policier. Avant même qu’ils n’aient pu trouver une explication logique à ces phénomènes étranges, un groupe d’intervention militaire, les S.T.A.R.S, débarque de nulle part et les oblige à les suivre. Ces derniers ont reçu l’ordre d’infiltrer le laboratoire et de neutraliser la Red Queen, le super-ordinateur devenu fou que l’on tient pour responsable du désastre.

En 2002, la sortie sur les écrans de cinéma de Resident Evil a été un événement. Adapté du célèbre eu vidéo de Capcom, les fans étaient aux aguets et attendaient ce film comme le messie des films d’horreurs, particulièrement de zombies. Il faut avouer que nous ne sommes pas encore à l’époque où les zombies sont ultra populaires dans la pop culture comme c’est le cas depuis 4 ans désormais. Malheureusement, Resident Evil ne ressemble qu’à une vulgaire série B, totalement vide d’âme et de sens, qui ne fait que reprendre le nom du jeu et ses personnages pour en faire un long-métrage cliché. Et 14 ans après sa sortie, le coup de vieux est terrible.

Après une scène d’introduction montrant la propagation du virus dans un laboratoire, on retrouve une jeune femme nue qui se réveille dans un manoir. Elle se retrouve face à un homme qu’elle ne connait pas avant de voir débouler des hommes d’élite.

Resident Evil fonctionne comme un jeu vidéo. Didacticiel, découverte, boss final, etc., etc. Le tout dans un huis-clos où les personnages avancent petit-à-petit pour aller de plus en plus loin dans le laboratoire. Et il est peu dire que le format prend aujourd’hui un sens assez raté, étant donné qu’on l’a vu et revu en mieux, notamment avec Sucker Punch. Comme si finalement tous les films adaptés de jeux vidéo reprenaient le même format comme c’était le cas d’Assassin’s Creed récemment.

Au-delà de son format répétitif et vieillot, Resident Evil ne passionne pas. Il est encore difficile de comprendre comment cette saga a pu autant fonctionner quand on voit le résultat du premier absolument désastreux. Si le charme de Milla Jovovich en Alice opère, elle en reste pas moins une héroïne de seconde zone dans cet opus, tant elle ne fait pas grand chose de bad-ass, à part donner un coup de pied à chien zombie en plein air. De l’autre coté, les personnages manquent d’âme, bien que Michelle Rodriguez délivre la marchandise. Côté masculin c’est assez pauvre, avec James Purefoy pourtant très bon acteur, mais avec un personnage écrit de manière grossière.

Rajoutons à cela, Paul W.S Anderson à la réalisation qui avait à ce moment-là déjà adapté Mortal Kombat au cinéma et vous obtenez un résultat décevant pour un film qui possède le nom de Resident Evil. L’idée du huis-clos sent le manque de budget ou alors l’obsession du réalisateur à faire de Resident Evil des films en huis-clos puisqu’il recommencera avec les quatrième et cinquième volets. Et on est ravis de savoir qu’il n’était pas sur le second et troisième film!

Ilan Arfi