Focus Sagas

Focus Sagas : Resident Evil Extinction de Russell Mulcahy

Resident Evil Fury Road

Le virus expérimental mis au point par la toute-puissante Umbrella Corporation a détruit l’humanité, transformant la population du monde en zombies avides de chair humaine. Fuyant les villes, Carlos, L.J., Claire, K-Mart, Nurse Betty et quelques survivants ont pris la route dans un convoi armé, espérant retrouver d’autres humains non infectés et gagner l’Alaska, leur dernier espoir d’une terre préservée. Ils sont accompagnés dans l’ombre par Alice, une jeune femme sur laquelle Umbrella a mené autrefois de terribles expériences biogéniques qui, en modifiant son ADN, lui ont apporté des capacités surhumaines. Depuis le laboratoire d’Umbrella, le Dr. Isaacs les surveille. Il est prêt à tout pour retrouver celle qui représente l’accomplissement ultime des recherches de la firme, la seule personne qui rende possible la mise au point d’un remède : Alice. S’ils veulent avoir une chance, les survivants doivent échapper à la fois aux morts-vivants qui infestent le pays et à Umbrella Corporation. Pour Alice et ses compagnons d’infortune, le combat ne fait que commencer…

Troisième volet pour Resident Evil, troisième réalisateur différent et une histoire qui encore une fois va à l’opposé de la précédente. Exit le perso de Jill Valentine, l’actrice étant occupée sur le tournage d’Eragon, et bonjour au personnage de Claire Redfield, interprétée par Ali Larter. Un troisième opus différent nous montrant un monde futuriste dans le désert et la difficulté de survivre. Kill the dead and fear the living.

Dans cette opus, un groupe de survivants traverse les Etats-Unis à l’intérieur un convoi pour rejoindre l’Alaska, le dernier espoir de l’humanité. Pendant ce temps, Alice traverse seule le désert pour éviter d’être retrouvée par Umbrella et le Dr Isaacs. Malheureusement lorsque ses amis du convoi ont besoin d’aide, elle n’a pas d’autre choix que d’utiliser ses pouvoirs et se faire repérer.

Resident Evil Extinction ressemble à un mélange entre Terminator Renaissance, The Walking Dead et Mad Max Fury Road. Mené tambour battant du début à la fin, nous montrant des scènes d’action efficaces, il est difficile de s’ennuyer devant cet opus. Personnages secondaires attachants, mais aussi et surtout une efficacité visuelle à couper le souffle pour la saga.

La force de cet opus est clairement la menace représentée. Si Umbrella reste la grande menace, le fait de mettre les personnages en pleine nature rend le tout un peu plus stimulant. Entre la menace des zombies et celle des humains prêts à tout pour récupérer des vivres, il n’y a pas à dire, il se passe plein de choses.

Malheureusement, scénaristiquement le film a du mal à suivre, comparé au précédent. Alice étant redevenu le personnage principal, sa lutte face à Umbrella corp prend le dessus sur le reste et il vrai qu’on a un peu du mal à s’en sortir avec les multiples changements d’histoire depuis le premier volet. Entre histoire de clone et la nombreuse présence des membres d’Umbrella ainsi que la première apparition du Général Wesker, on a du mal à s’en sortir et à tout comprendre.

Au final, Extinction est un opus encore assez différent des précédents, avec son propre style. Si l’histoire n’est pas aussi captivante que celle d’Apoccalypse, le film est beaucoup plus beau à suivre visuellement grâce à un décor somptueux dans le désert du Nevada et un monde futuriste intéressant. Resident Evil Extinction reste un nouvel opus de série B de qualité.

Ilan Arfi