Etrange 2015, Festivals

L’Étrange Festival : Jour 2

Seconde journée de L’étrange Festival qui rend hommage à Sono Sion !

Affiche L'étrange Festival
Affiche L’étrange Festival

Retour sur Love And Peace

L’avis de Manon : Sono Sion nous avait habitué à des approches plutôt violentes des controversions de la société japonaise actuelle. Il nous livre cette fois, à la grande surprise, un conte de Noël, sans pour autant réellement s’assagir puisqu’il est entre-autre question, autour d’une histoire toujours aussi loufoque, de bombe A et d’un Japon consumé par la société de consommation (autant dans ses rapports aux objets qu’à l’humain), en perte de ses valeurs. Le film arrive à traiter en profondeurs des sujets graves sur le ton d’une comédie absolument hilarante, en passant par divers autres genres cinématographiques avec un petit hommage à un certain Godzilla (on ne peut pas en dire plus, sous peine de trop en dévoiler), tout en restant concentré sur sa ligne directrice. Toujours inventive, intelligente et brillante, l’œuvre associe rire, émotion et réflexions, comédie familiale et triste constat d’une société actuelle et de l’égocentrisme humain. Love and Peace est sans doute un des Sono Sion les plus lumineux (et tout public, mais est-ce vraiment le plus optimiste pour autant ? Pas sur) et s’inscrit dans la lignée des grands et meilleurs films du réalisateur, comme Love Exposure ou Guilty of Romance.

Retour sur Tag

L’avis de Manon : L’autre Sono Sion de la journée était bien moins personnel pour le réalisateur, ce qui n’est pas surprenant puisqu’il s’agit de l’adaptation d’un manga, ce qui se ressent à plusieurs reprises à travers les plans choisis qui rappellent des cadres de ces bandes-dessinées japonaises. Si Tag reste un Sono Sion très « mineur » (considérons que 7 films dans l’année c’est déjà assez exceptionnel, ne demandons peut-être pas 7 chefs d’oeuvre), il n’est pas pour autant dépourvu d’intérêt. A travers un scénario parfois un peu inégal, il tisse une petite ode jouissive, à travers sa violence, à la libération de soi tout en gardant, dans des choix visuels et sonores, un aspect très mélancolique.

L’avis d’Ilan : Pas pu voir Love and Peace hier donc mon avis sur celui-ci sera présent dans un autre compte-rendu du festival. En ce qui concerne Tag, il s’agit d’un film mineur pour Sono Sion dans lequel il place pourtant pas mal de clin d’oeil à Suicide Club ou Love exposure . Le film possède d’ailleurs une scène d’intro très forte. Peut être trop forte justement, ce qui rend le rythme assez inégal. Malgré tout, les scènes d’actions sont efficace et la bande-son du film est superbe. On aurait tort de passer à coté de ce petit délire cinématographique d’1h25 !

Après les films Sono Sion, place au film événement de la soirée : Turbo Kid!

L’avis d’Ilan : Turbo Kid est une petite pépite de festival. Un vrai film de pote de samedi soir, ultra-jubilatoire. Un mélange de comic book et de Mad Max, le tout à la sauce violence et gore. Avec une réalisation digne des meilleurs films à gros budget et des acteurs au top, Turbo Kid s’avère être le plaisir coupable parfait. Vous pouvez d’ailleurs retrouvez la critique du film en cliquant ici !

Et place désormais au dernier film de la soirée, le film indien Ludo !

Extrait de Ludo
Extrait de Ludo

L’avis d’Ilan : Ludo est un ovni cinématographique . Avec une première partie classique de film d’horreur où deux couples se retrouvent menacer par des démons dans un centre commercial, le film part totalement en cacahuète dans sa seconde parti. Nous abrutissant d’une bande-son rock et nous montrant des images totalement WTF. Partant dans tous les sens et s’inventant un délire de léégende indienne à travers un jeu de société maudit (Un mélange entre les petits chevaux et Jumanji), le film n’a ni queue ni tête et on finit par conséquent à décrocher totalement et à s’ennuyer pendant 1h. Un film infâme à éviter à tout prix !