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L’Etrange Festival 2017: Jour 3

Le jour de Sono Sion

Troisième journée de l’Etrange Festival. On est vendredi et vendredi c’est le jour de Sono Sion. Retour sur cette petite journée avant un week-end chargé!

Housewife de Can Evrelo:

À sept ans, la jeune Holly a vu sa petite sœur et son père se faire assassiner par sa propre mère. Vingt ans plus tard, Holly porte encore en elle les séquelles de ce traumatisme, et n’arrive pas toujours à discerner la réalité du cauchemar, lorsqu’un psychiatre renommé se présente à elle…

Il y a deux ans, nous vous présentions Baskin, premier long-métrage d’un cinéaste turc qui faisait une entrée fracassante dans le cinéma horrifique, et dont nous gardions un œil sur la suite de sa carrière. Bien nous a pris, puisqu’avec son coscénariste Cem Özüduru, il confirme l’essai avec ce film en langue anglaise, biberonné aux cinémas de Lucio Fulci et Dario Argento.

L’avis de Sophie :

 

Tokyo Vampire Hotel de Sono Sion:

Le jour de ses 22 ans, Manami va se retrouver au cœur de l’affrontement de deux clans de vampires, les Dracula et les Corvin, qui s’opposent depuis des siècles. Mais tout ceci ne lui arrive peut-être pas par hasard…

On ne présente plus le cinéaste Sono Sion (Suicide Club , Tokyo Tribe , Strange Circus ), un fidèle de l’Étrange. Il nous revient en grande forme, avec cette version inédite d’une série produite par la Nikkatsu, qui, le temps d’une séance d’ouverture dans un restaurant, prouvera qu’il n’a rien perdu de son énergie, sa folie et son outrance. Avec la belle Ami Fukuda, découverte dans Antiporno, et la fidèle Megumi Kagurazaka (Himizu , Guilty of Romance ).

L’avis de Sacha:Sono Sion est de retour à L’Etrange Festival pour présenter une version cinéma de sa première série horrifique produite par le légendaire studio Nikkatsu et déja diffusée au Japon sur la plateforme Amazon. On retrouve dans son film tout le génie du cinéaste nippon pour le gore spectaculaire, les combats de sabre, les décors fantaisistes et l’humour décalé le tout au service d’une guerre entre clans vampires au coeur de Tokyo (séquences de courses poursuites noctures cultes!) et d’une histoire d’amour impossible ! Sono Sion propose ici une version très amputée de sa série avec un nombre incalculable d’ellipses ce qui créer la confusion chez le spectateur autant dans l’évolution du récit que des personnages… Malgrès ses défauts, le résultat est comme toujours visuellement jouissif et ne peut que créer l’impatiente chez le spectateur pour la version originale !

L’avis d’Ilan: Que serait L’Etrange Festival sans un film de Sono Sion? Le réalisateur culte nous offre un film assez particulier pour cette année puisqu’il s’agit d’un montage alternatif en version cinéma de sa futur série Tokyo Vampire Hotel qui comptera dix épisodes. D’une durée de 2h20, le film s’avère être amputé de pas mal de développement au niveau des personnages notamment et cela frustre énormément. De même au niveau du montage qui se trouve être assez chaotique. On a parfois l’impression d’assister à un brouillon et cela est bien dommage tant le nouveau film de Sono Sion regorge d’idées. Entre une scène d’ouverture dans un restaurant sublime avec des travelling et un climax de fou furieux bien que répétitif sur sa trop longue durée ainsi qu’un hommage à Scarface, le réalisateur japonais prouve avec Vampire Toyo Hotel qu’il en a encore sous le capot et que sa générosité n’a pas de limite mais à force de faire des films qu’a moitié, il pourrait très vite être périmé. Sono Sion est l’un des meilleurs actuellement mais il devrait faire attention à ne pas tomber dans certains pièges. Tokyo Vampire Hotel est donc un Sono Sion en demi teinte mais aussi un film somme où il reprend tout ce qu’il a entrepris dans ses films précédents.

Sono Sion ne rattrape donc pas la journée d’hier à l’Etrange Festival et on attend beaucoup du programme très chargé de ce premier week-end!