Etrange 2015, Festivals

L’Étrange Festival Jour 5

Cinquième jour de festival et 3 films aujourd’hui : Deux frères s’affrontent au sein de la mafia coréenne, une ex revient d’entre les morts et un ange du paradis descend sur terre !

Affiche L'étrange Festival
Affiche L’étrange Festival

 

Retour sur Gangnam Blues

L’avis de Manon : Fresque sur le passé sombre de ce qui est maintenant le nouveau quartier le plus riche de Séoul, Gangnam Blues suit l’histoire de deux frères séparés lorsque leur maison est détruite. L’un des deux rejoint un gang… Un très beau film avec un certaine force et quelques belles scènes, qui traite plutôt bien son sujet dont on comprend aisément l’idée essentielle, arrivé à la fin. Dommage qu’il se perde un peu à travers tant de personnages trop difficiles à suivre pour le spectateur (pas très « étrange », cependant, comme film).

L’avis d’Ilan : Pas très bien reçu par la critique, et un film coupé au montage pour être dans les standards actuel, Gangnam Blues est pourtant un très grand film. Si le réalisateur préfère valider le director’s cut de 2h35 et pas la version de 2h15 en salle (celle que l’on a vu), le film fait pourtant parti des très grands film de Mafia. Blockbuster sous fond politique, la Corée nous livre encore une oeuvre digne des plus grands films hollywoodiens. Complexe et intelligent, vous risquez de perdre le fil dans cette fresque, mais la beauté de la mise en scène et ses scènes d’actions en font un « must-see »

Retour sur Nina Forever

L’avis de Manon : Nina Forever repose sur un synopsis assez large pour qu’un un bon traitement puisse apporter qualité et originalité : une jeune femme tombe amoureuse un jeune homme légèrement suicidaire depuis que sa dernière copine est morte dans un accident, ils entament une histoire mais voilà qu’à chacun de leurs rapports sexuels, la décédée Nina vient les hanter. Le film démarre plutôt bien, le ton tragi-comique est posé, on retrouve également de nombreuses références visuelles à la mort, ce qui pose une ambiance toute particulière. Malheureusement, la suite s’enlise petit-à-petit en tournant en rond, si les dialogues avec Nina restent savoureux, le scénario ne fait pas ses preuves. Au milieu, Nina Forever bascule vers le drame sans totalement l’assumer : le film ne sonne jamais vraiment faux mais ne pose pas non plus assez son empreinte, oscillant en drame et comédie sans ne jamais trouver le juste milieu et ne fonctionne alors plus. Il nous reste à mentionner et féliciter les interprètes, dont la fabuleuse Abigail Hardingham. Dommage, le film proposait d’excellentes idées et avait un bon potentiel mais dispose de grosses lacunes de scénaristiques.

L’avis d’Ilan : Vendu comme une comédie et possédant exactement le même pitch que Burying the Ex de Joe Dante, Nina Forever s’avère être un film dérangeant et perturbant. Plutôt sombre et dramatique, le film traite du deuil de façon très juste mais très vite le film finit par piétiné et ne dévoile pas tous ses « non-dits ». On regrette aussi l’absence totale du personnage masculin à l’écran. Niveau casting féminin c’est plutôt très bon et le film, même si mitigé, reste une réussite !

Retour sur Chasuke’s Journey

L’avis de Manon : Chaque Homme a un ange gardien, au paradis, qui écrit le scénario de sa vie. Chasuke, chargé de leur servir le thé, tombe amoureux de Yuri, qu’il suit avec attention. Le jour où est écrit la mort de Yuri, Chasuke descend sur Terre dans l’espoir de la sauver avant l’heure fatale. Un synopsis bien étrange, en toute somme, dont le scénario ne s’avère pas toujours très bien écrit et très décousu. Malgré ce gros défaut qui semble allonger considérablement le film, on ne s’ennuie pas vraiment devant Chasuke’s Journey dont la poésie nous touche vite. Cette histoire d’amour entre le paradis et la Terre ne tombe jamais dans la niaiserie, grâce aux péripéties comiques de Chasuke (qui savent s’arrêter avant de devenir lourdes). Enfin, le tout est servi par une forme visuelle travaillée et toujours très juste et pertinente, qui rythme le film grâce à l’utilisation de ralentis – ou au contraire, de mouvements très rapides. Chasuke’s Journey comporte donc des défauts mais ils sont surpassés, pour un film qui reste touchant, agréable, inventif, et un véritable plaisir à découvrir (n’est-ce pas au final le plus important ?).

L’avis d’Ilan : Film étrange et schizophrène, Chasuke’s journey alterne entre la comédie et le drame. Le film finit par se perdre sur la fin et devient petit à petit ennuyeux. Beaucoup de longueurs malgré un pitch sympathique et original