Festivals, PIFFF 2017

PIFFF 2017 : Clôture

La compétition est finie mais le PIFFF nous réserve encore quelques surprises de taille !

Au programme de cette ultime journée de projections, le film d’animation Mutafukaz, le cultissime 3615 Code Père Noël présenté par son auteur et pour clore cette septième édition le retour de notre lézard radioactif préféré !

Mutafukaz de Shōjirō Nishimi et Guillaume Renard

Angelino mène une existence morne à Dark Meat City, jusqu’au jour où il est victime d’un accident de scooter provoqué par l’apparition d’une belle inconnue. En proie à de violentes migraines, il est alors persuadé que des créatures extraterrestres envahissent la ville…

L’avis de Sacha : Le duo de réalisateur Guillaume Renard et Shojiro Nishimi nous livre ici une épopée de deux loosers dans une Californie futuriste qui vont être pris en chasse par des hommes en noir… Visuellement très fidèle à l’univers de la BD, on y retrouve sa bonne dose d’humour trash incarné à merveille par Orelsan et Gringe, ses références au cinéma de SF, sa bande-son Hip-Hop et sa thématique très émouvante d’émancipation le tout servi par une mise en scène post-moderne redoutablement drôle et efficace. Pour sa première réalisation, le duo franco-japonais a réussi à conquérir le public du PIFFF !

Retrouvez notre critique complète ici.

3615 Code Père Noël de René Manzor

La nuit du 24 décembre, le jeune Thomas attend fiévreusement l’arrivée du père Noël, qu’il est bien décidé à capturer. Mais l’homme qui débarque vêtu de son costume rouge est en réalité un dangereux psychopathe…

L’avis de Sacha : Comédie noire sur un père noël psychopathe qui va se retrouver la victime d’un petit garçon la nuit de noël, le film de René Manzor est un pur film des années 80 qui n’hésite pas à parodier les codes du cinéma d’action US de l’époque à commencer par Rambo le tout au service d’une mise en scène subjective et féérique  qui nous plonge dans l’imaginaire de ce petit garçon. Un cocktail drôle, subversif et explosif pour l’époque qui serait probablement impossible de reproduire aujourd’hui ! Une très bonne redécouverte grâce au PIFFF !

Shin Godzilla de Hideaki Anno et Shinji Higuchi

Un raz de marée inonde une partie de la côte de Tokyo. Après avoir pensé qu’il s’agissait d’une catastrophe naturelle, les scientifiques se rendent compte que le responsable de ce désastre n’est autre que Godzilla, une créature géante prête à tout détruire sur son passage.

L’avis de Sacha : Le nouveau né de la famille des Godzilla est un film à contre-courant des attentes des spectateurs du genre, un film qui s’interroge sur son monde et sur la place du hors champ au cinéma… Shin Godzilla aurait pu être un nanar fun dans la tradition des kaiju japonais mais les cinéastes ont préféré jouer la carte du hors-champ ou plutôt du contre-champ en filmant de manière minimaliste à la limite du dogme la réaction de la société japonaise et plus spécialement du monde politique face à l’arrivée du monstre… Le film nous réserve quand même quelques images virtuoses et métaphysiques du monstre filmé comme ce qu’il incarne pour les japonais, un dieu destructeur jaillissant des eaux pour détruire une humanité à bout de souffle…

Cérémonie de Clôture : Après 6 jours exceptionnels et une cérémonie qui a récompensé le long-métrage mexicain Tigers Are Not Afraid, le court-métrage français Scaramouche Scaramouche et le court-métrage espagnol RIP du duo Pinto & Caye, le PIFFF 2017 s’achève comme il a commencé, par un OVNI cinématographique. Cette édition a eu le courage de proposer des films d’auteurs à contre courant des attentes mais aussi du cinéma beaucoup plus spectaculaire et fun le tout marqué par quelques rencontre exceptionnelles avec Joseph Kahn, Maury & Bustillo, Orelsan ou encore René Manzor… La dernière image projetée sur le sublime écran du Max Linder était une invitation pour le PIFFF 2018 et on est déjà impatient !