Festivals, PIFFF 2017

PIFFF 2017 : Jour 5

Pour ce cinquième jour, des court-métrages, le très attendu Revenge et l’avant-première de Leatherface!

Au programme de cette cinquième journée, des courts-métrages des quatre coins du monde, un rape and revenge made in France et le retour de la plus célèbre des tronçonneuse !

Revenge de Coralie Fargeat

Laissée pour morte, une jeune femme victime de viol décide de se venger de ses agresseurs en appliquant la maxime « Oeil pour œil, dent pour dent ».

L’avis de Sacha : On l’a attendu pendant quatre jours, il est enfin arrivé, le grand film d’horreur allégorique, pop, féministe et sanguinaire du moment : Revenge ! Concept de rape and revenge ultra-simpliste, l’originalité du film repose sur la puissance esthétique très pop voulue par la réalisatrice. Une oeuvre féministe et sanguinaire qui plonge le spectateur au milieu d’un désert plein d’allégories et de références au cinéma badass où une jeune femme va devoir affronter à elle seule la folie des hommes… Le grand prix de cette édition 2017 ?

Matar A Dios de Caye Casas et Albert Pintó

Un sans-abri s’invite chez une famille pour le réveillon de Noël. La nuit prend un drôle de tournant lorsque l’homme, qui prétend être Dieu, explique à ses hôtes que la fin du monde est proche…

L’avis de Sacha : Comédie noire espagnole dans la veine du cinéma de De La Iglesia, le duo de réalisateurs dont c’est le premier film plonge le spectateur dans un huit clos le soir de Noël avec comme thématique la société espagnole éternellement divisée (les deux réalisateurs sont l’un espagnol et l’autre catalan…), le poids de la religion et l’apocalypse. Une oeuvre qui mal grès ses thématiques réussit à être originale, drôle, esthétiquement étrange et pessimiste sur le sort de l’humanité… Une véritable dose de sang neuf dans le cinéma ibérique, un duo à suivre de très près et un des grands favoris pour le grand prix !

Leatherface de Alexandre Bustillo, Julien Maury

Quatre ados à problèmes s’évadent de l’institution psychiatrique dans laquelle ils étaient internés. Un flic assoiffé de vengeance part à leur recherche pour mettre un terme à leur cavale…

L’avis de Sacha : Après une filmographie qui divise bon nombre de fans du genre, le duo de frenchy s’attaque à un projet à haut risque, un spin-of du personnage culte de Massacre A La Tronçonneuse. A la grande surprise, le film se révèle être redoutablement efficace tout en interrogeant la psychologie du personnage qui après avoir été retiré à sa famille étant enfant va s’échapper de sa pension et fuir un monde auquel il l’appartient pas. Leatherface est un film d’horreur gore à souhait, sans concession, bourré de clins d’oeil subtiles à l’original et réussit à être un portrait émouvant d’un des personnages les plus fascinants de l’histoire du cinéma d’horreur… Petit bonus : les spectateurs du PIFFF ont eu droit à une fin alternative coupée par le studio qui conclue le film avec une touche d’ambiguïté et de romantisme de notre éternel Leatherface !

Downrange de Ryûhei Kitamura

Victimes d’une crevaison, des étudiants en covoiturage sont contraints d’arrêter leur véhicule en plein désert. C’est alors qu’ils deviennent la cible d’un mystérieux sniper qui s’amuse à les tirer comme des lapins…

L’avis de Sacha : Pour la première fois le PIFFF propose une séance de minuit, l’idéal pour le nouveau film du plus américain des cinéastes japonais ! A la fois fun, esthétiquement virtuose, sans prise de têtes et grand guignol à souhait, le dernier Kitamura c’est un huit-clos en plein air dont les personnages se font dégommer comme des lapins les uns après les autres par un snipper invisible le tout porté par un casting très melting-pot. Est ce que caché derrière son fusil se cache le cinéaste japonais qui s’amuse à dégommer les clichés du cinéma horrifique contemporain?

Dernière journée de la compétition avant la clôture de demain, le PIFFF nous a livré sa journée la plus explosive et la plus fun de cette édition et on en redemande !